En juin, la Fondation pour l’innovation politique, le Fonds Actions Addictions et la Fondation Gabriel Péri ont publié une vaste étude sur les addictions chez les jeunes. Celle-ci a notamment révélé que, si le grand public fait une bonne évaluation des comportements de consommation des 14-24 ans, les parents, eux, sous-évaluent nettement la consommation de leurs enfants et ne mesurent pas toujours les dangers associés aux produits et comportements addictifs.

Fréquence de consommation : les parents sont loin du compte

Les parents méconnaîtraient-ils les comportements de leurs enfants ? C’est en tout cas ce que laisse penser l’enquête réalisée par l’institut d’études Ipsos. En effet, s’ils ont pour la plupart conscience que leurs enfants ont déjà testé certains produits, ils sous-évaluent en revanche grandement la fréquence de leurs consommations ou de leurs pratiques. Par exemple, ils sont 10% à penser que leurs enfants boivent de l’alcool au moins une fois par semaine alors que 30% des jeunes interrogés ont déclaré une consommation de ce type. Cet écart est sensiblement le même pour le tabac ainsi que pour les jeux d’argent et le porno : 7% des parents pensent que les 14-24 ans regardent du porno au moins une fois par semaine, alors que ceux-ci sont trois fois plus nombreux à le dire. Exception à la règle : les drogues ! Il semblerait que pour cette catégorie de produits, les parents évaluent plus justement la fréquence de consommation de leurs enfants. Toutefois, l’enquête démontre clairement que, de manière générale, les parents ont une mauvaise perception de l’exposition de leurs enfants aux risques d’addiction.

« On imagine sans peine le défaut de vigilance que peut entraîner une telle perception et les conséquences qui en découlent », concluent les auteurs de l’étude.

Addictions : des dangers insuffisamment pris en compte

Si les parents évaluent mal la fréquence de consommation de leurs enfants, il semblerait également que les dangers liés aux produits et comportements addictifs ne soient pas toujours présents à leur esprit. En effet, 82% des jeunes considèrent que les réseaux sociaux représentent un risque à partir de deux heures par jour alors que les parents, eux, sont seulement 65% à le penser. En d’autres termes, face aux dangers des écrans, les parents sont donc moins sensibles que leurs enfants. Mais cela va plus loin encore ! Moins de deux tiers des parents qui ont été interrogés considèrent qu’il est dangereux de consommer de la cocaïne, de l’ecstasy, de la MDMA ou du GHB, et ce quelle que soit la fréquence. Des chiffres inquiétants lorsque l’on sait, d’une part, que 46% des jeunes estiment qu’il est facile de se procurer de tels produits et, d’autre part, que c’est en leurs parents qu’ils ont le plus confiance pour les informer sur les risques associés aux addictions. On peut dès lors regretter, comme le souligne les auteurs de l’étude, qu’il n’y ait pas « d’actions significatives des pouvoirs publics destinées à sensibiliser les parents aux dangers de l’addiction, à l’identification des formes diverses qu’elle peut prendre et à la manière de les prévenir comme de les combattre ».

Léna Meynard

« Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne » disait Colette.

Cette citation résume la ligne de conduite que Léna s'est fixée, il y a maintenant cinq ans, lorsque elle a choisi de faire de l'écriture son métier.

« Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne » disait Colette.

Cette citation résume la ligne de conduite que Léna s'est fixée, il y a maintenant cinq ans, lorsque elle a choisi de faire de l'écriture son métier.

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