90 c'est le pourcentage de cancers du col de l’utérus qui pourraient être évités grâce à suivi gynécologique régulier comprenant un dépistage par frottis tous les 3 ans.

Le cancer du col de l'utérus représente 3 000 nouveaux cas chaque année. A l'occasion de la Semaine européenne de prévention et de dépistage du cancer du col de l'utérus (22-28 janvier), l'INCa, en partenariat avec le Ministère de la Santé et Santé Publique France, poursuit la campagne de prévention et de dépistage " Après 45 ans, le frottis ce n’est surtout pas fini ! " initié en 2017 dans 13 départements. Ainsi, pour 2018, la campagne de dépistage sera généralisée à l'ensemble du territoire.

Contre le cancer du col de l'utérus, la vaccination contre les papillomavirus (HPV) et le dépistage par frottis sont les seuls moyens efficaces. La vaccination est recommandée dès 11 ans et comporte 3 injections. Il est conseillé de se référer au calendrier vaccinal pour plus d'informations. Le dépistage par frottis s'adresse aux femmes de 25 à 65 ans, qu'elles aient été vaccinées contre les HPV ou non. Il est recommandé de réaliser un frottis tous les 3 ans, et ce même en l'absence de rapports sexuels, car il permet un dépistage tôt de ce type de cancer. En effet, il permet la détection de lésions précancéreuses, qui peuvent de fait être traitées avant leur transformation en cancer. A noter qu'il est également recommandé pour les femmes ménopausées. Le frottis peut être réalisé par différents professionnels de santé (médecin traitant, gynécologue, sage-femme) et dans différents cadres médicaux :

  • En milieu libéral
  • A l'hôpital
  • En centre de planification ou d'éducation familiale
  • En laboratoire d'analyses biomédicales sur prescription

Il est malheureusement encore sous-réalisé. En effet, 40 % des femmes de 25 à 65 ans ne réalisent pas de frottis de dépistage. La principale raison ? Manque de suivi gynécologique. Or, 90 % des cancers du col de l’utérus pourraient être évités par un dépistage régulier par frottis.

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