Il semble relativement facile pour certains d’arrêter de fumer, alors que pour d’autres cela ressemble à un véritable parcours du combattant. Selon certains chercheurs, la source de cette différence pourrait bien se cacher dans nos gènes.

La motivation joue un rôle très important dans l’arrêt du tabac. Pourtant, il semblerait que la génétique ait aussi son rôle à jouer. Des chercheurs de l’université chinoise de Zhèjiāng et de l'université américaine de Virginie ont étudié la relation entre deux  gènes, les gènes DRD2 et ANKK1, dans le cas du sevrage tabagique. Leur étude est le résultat d’une synthèse de plus d’une vingtaine d’autres études, ce qui représente environ 11 000 cas étudiés, avec différents profils tabagiques (fumeurs et anciens fumeurs).

Un lien avec le circuit de la récompense

Le circuit de la récompense a un rôle majeur dans nos comportements alimentaires, sexuels et sociaux. De plus, les principales hormones impliquées dans ce circuit sont la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. Plus spécifiquement, la dopamine, également connue comme étant l’une des hormones du bonheur, assure la communication entre les neurones situés au cœur du circuit de la récompense. Or, les gènes DRD2 et ANKK1 interviennent dans le circuit de la récompense. Plus précisément, le gène ANKK1 intervient dans la production de la dopamine en influençant le gène DRD2 responsable du récepteur à la dopamine. De plus, ANKK1 peut présenter quelques variations d’une personne à une autre. Cette capacité de variation est appelée polymorphisme. En fonction de la forme qu’il adoptera, le gène ANKK1 interagira donc de manières différentes avec le gène DRD2. Ce dernier fournira alors des réponses différentes qui influeront sur la puissance de l’addition. Cela semble donc expliquer pourquoi certains fumeur tiennent tellement à continuer de fumer malgré les conséquences néfastes du tabac, et ce, alors même qu’ils en sont conscient et aimeraient arrêter pour leur santé. Il est donc d’autant plus important de soutenir ceux qui souhaitent arrêter, malgré la mauvaise humeur et le malaise physique que risque d’engendrer le sentiment de manque du à la chute de la concentration en dopamine.

Pour aller plus loin :

L’interaction de ces gènes a également été étudiée plusieurs fois dans le cas de l’alcoolisme.

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