Les cancers du col de l’utérus tuent 1100 femmes en France chaque année, en grande partie jeunes. Il existe pourtant différents moyens, complémentaires, pour lutter contre l’apparition de ces cancers.

Des cancers principalement provoqué par des virus

La plupart du temps, les cancers de l’utérus sont provoqués par des virus se transmettant par voie sexuelle : les virus de la famille des papillomavirus humains (HPV). Le corps parvient en général à éliminer ces virus mais parfois, les infections persistent et sont la cause de lésions au niveau du col de l’utérus. Certaines de ces lésions sont susceptibles d’évoluer vers un cancer.

Un taux de survie à 5 ans en diminution

Le cancer du col de l’utérus est un des seuls cancers dont le pronostic se dégrade en France : le taux de survie à 5 ans est en diminution. Il touche près de 3000 femmes chaque année, et en tue plus d’un tiers. Une femme sur deux touchée par ce cancer est âgée de moins de 51 ans, il est donc à l’origine d’une mortalité prématurée importante. Pourtant, il existe deux moyens complémentaires de limiter le risque que les lésions n’évoluent en cancer, ou du moins de développer précocement leur évolution : la vaccination et le dépistage.

Vaccination et dépistage

  • La vaccination : Environ 8 femmes sur 10 sont exposées aux papillomavirus humains au cours de leur vie. Or, il existe une vaccination contre les types de HPV 16 et 18, qui sont à l’origine de 70% des cancers du col de l’utérus. Cette vaccination est recommandée pour toutes les jeunes filles de 11 à 14 ans, avec une possibilité de rattrapage entre 15 et 19 ans. Il est toutefois important de noter que la vaccination doit avoir lieu avant l’exposition à l’infection.

  • Le dépistage par frottis : À partir de 25 ans et jusqu'à 65 ans, il est conseillé de se faire dépister tous les trois ans, même en l’absence de rapports sexuels ou après la ménopause. Il permet notamment de détecter des lésions précancéreuses et de les traiter avant qu’elles n’évoluent en cancer. Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas que les gynécologues qui sont en mesure de réaliser des frottis. Médecin traitant ou sage-femme sont également habilités. Il peut être fait en milieu libéral, à l’hôpital, dans un centre de santé, dans un centre de planification ou d'éducation familiale, ou, sur prescription, dans certains laboratoires d’analyse de biologie médicale.

Dans le cadre du 3ème plan cancer 2014-2019, le dépistage organisé est généralisé en 2019 à l’ensemble du territoire, afin de faire reculer les inégalités face à ce cancer, réduire son incidence et sa mortalité.

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