Le chiffre du mois

51,8

51,8 % des femmes atteintes d'un cancer du sein ont été détectées grâce au programme de dépistage organisé.

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France devant le cancer colorectal et le cancer du poumon. En 2012, ce sont 1,7 millions de nouveaux cas qui ont été diagnostiqués à travers le monde. D'autre part, son incidence était en augmentation au cours des décennies passées mais elle semble reculer depuis 2005, de même que le taux de mortalité. En 2015, l'incidence du cancer du sein était évaluée à 94,7 pour 100 000 femmes.

Le programme de dépistage organisé par mammographie proposé par la France permet à toutes les femmes de 50 à 74 ans de bénéficier d'une chance d'être dépistée précocement. Or, 51,8 % des cancers du sein sont dépistés grâce à ce programme ce qui représente près de 28 000 femmes en 2015 (54 000 nouveaux cas de cancer du sein ont été diagnostiqués en 2015 en France). Ce programme est d'autant plus important que l'on sait que 78 % des cancers sont diagnostiqués chez des femmes de 50 ans contre seulement 24 % chez les femmes âgées de plus de 75 ans.

Plusieurs facteurs de risque favorisent l'apparition du cancer du sein :

  • l'âge
  • la prédisposition génétique
  • des antécédents de pathologies mammaires
  • des antécédents d'irradiation thoracique médicale à forte dose

Et d'autres facteurs peuvent potentiellement influer sur le développement ou non du cancer du sein bien que cela ne soit pas encore formellement prouvé :

  • des expositions à des hormones endogènes (hormones produites par la femme) liées à la puberté, le nombre de grossesses et l'âge de la première grossesse, le choix d'allaiter ou pas, la surcharge pondérale voire l'obésité
  • des expositions à des hormones exogènes (hormones extérieure à la femme) comme les traitements hormonaux pour la ménopause

Il est donc important pour les femmes de 50 à 74 ans de profiter du programme pour réaliser ce dépistage. En effet, les femmes dépistées précocement (stade 0 à 2 entre 90 et 100 %) ont un taux de survie à 5 ans plus élevé que celle détectées au stade 3 (70% environ) voir au stade 4 (20 % environ).

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