Etre attentif (e) aux signaux d’anxiété le plus tôt possible :
Dès que vous ressentez une gêne, un changement et que vous avez le sentiment que tout fait problème, excessivement ou plus que d’habitude. Des questions à se poser pour le dépistage des troubles anxieux : Au cours des deux dernières semaines, à quel point vous êtes-vous senti(e) gêné(e) par ces sensations :

  • vous sentir nerveux, anxieux, effrayé, inquiet
  • vous sentir paniqué ou être effrayé
  • Avoir envie d’éviter des situations qui vous rendent anxieux

Le questionnaire HAD :
Ce questionnaire permet de détecter les troubles anxieux et dépressifs. Il peut vous aider à vous poser les bonnes questions, et vous permettre de repérer et décrire vos symptômes auprès des professionnels de santé. Il est en effet très important d'en parler à votre médecin, car seul votre médecin peut poser un diagnostic.

Se faire aider

Entreprendre une démarche de soin :
Une psychothérapie bien conduite est souvent préférable aux médicaments. Choisissez les thérapies adaptées, qui conviennent à votre personnalité, à vos objectifs et vous permettront de lever les causes de votre anxiété. N'attendez pas l'aggravation de votre anxiété pour consulter Mieux vaut parler assez tôt à un médecin ou un psychothérapeute.

Faire des choses par et pour soi-même

Acceptez l’aide et le soutien des tiers, proches dans la famille, amis, collègues… Leurs encouragements, leur présence, pourront vous aider à vous confronter à des situations anxiogènes, en vous sentant protégé, sans (ou moins) que les risques vous paraissent susceptibles de mettre en péril votre sécurité. Posez des actes :
Mettez-vous en situation pour développer vos capacités à vous confronter aux situations ; Faites-le progressivement, sans forçage, au niveau de ce qui vous est abordable : « qui veut aller loin, ménage sa monture » dit le proverbe… Vous pourrez être guidé et conseillé, par votre thérapeute, vous verrez, qu’au fur et à mesure, vous développerez vos initiatives personnelles et qu’elles seront progressivement couronnées de succès ! Sachez aussi que l’action est un antidote aux ruminations anxieuses. Observez vos progrès dans le temps :
Observez les changements de vos schémas de pensée, des modes de fonctionnement gênants que vous aviez appris et installés souvent depuis longtemps ; observez s’ils ont des effets positifs sur votre anxiété.
Sachez que les expériences non concluantes, ne sont pas forcément des échecs, tout au moins des erreurs ou « loupés », et surtout des enseignements à prendre en compte. Vous verrez que cette façon de penser peut aider à se sentir plus tranquille et à avoir confiance dans l’action. Testez ! Si ça ne marche pas toujours, pas la première fois, re-testez ! De manière générale, soyez attentif(e) à votre hygiène de vie en en prenant en compte les activités, domaines qui vous procurent du plaisir.

Une prise de conscience de ses fragilités évite de tomber dans le piège des troubles anxieux. L’anxiété est acceptable et normale si elle est ponctuelle. Il ne faut pas y voir une pathologie particulière, mais apprendre à la gérer avec des méthodes de relaxation, de concentration. Une bonne hygiène de vie (sommeil suffisant, alimentation équilibrée, activité physique) est une base indispensable pour faire face aux événements ponctuels pouvant générer de l’anxiété. Si les troubles persistent ou prennent trop d’importance dans la vie quotidienne, la consultation d’un professionnel compétent est nécessaire.

En cas d’urgence absolue (pulsions suicidaires), vous pouvez utiliser tous les numéros d’urgence : SAMU -15, Pompiers -18 ou Gendarmerie/Police -17. L’arrêt de la Cour de cassation du 6 octobre 2011 stipule qu’aucun refus de soin n’est opposable en cas d’urgence médicale. En cas d’impossibilité réelle, le médecin a l’obligation d’adresser le malade à un confrère.

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