Des cellules-souches pour effacer les traces d'un infarctus

Validé par le
comité médical

Une étude réalisée le McEwen Center for Regenerative Medicine de Toronto montre que des cellules souches différenciées en cellules cardiaques pourraient gommer la cicatrice cardiaque due à un infarctus.

En cas d'infarctus du myocarde, des cellules cardiaques se nécrosent, autrement dit meurent. Cette réaction néfaste est la résultante de l'obstruction complète d'une artère coronaire. Une « cicatrice » apparaît alors sur le cœur le rendant moins contractile.

Avec pour objectif de rendre au cœur sa contractilité, les chercheurs canadiens de l'équipe du professeur Gordon Keller du McEwen Center for Regenerative Medicine de Toronto se sont penchés sur les propriétés des cellules souches.

Les cellules souches sont des cellules indifférenciées ayant la capacité de se différencier en tout type de cellules (cellules de la peau, du foie … et du cœur). A noter qu'il existe deux types de cellules souches :

  • les pluripotentes pouvant se transformer en toute cellule de l'organisme. Celles-ci peuvent être prélevées sur des embryons de 5 à 7 jours, ou « induites » c'est à dire créées par reprogrammation de cellules adultes.

  • les multipotentes pouvant se transformer en un nombre limité de type de cellules

Par ailleurs, elles peuvent se renouveler de manière infinie, ce qui en fait une source inépuisable pour produire les autres cellules de l'organisme. De fait, leur intérêt thérapeutique est rapidement apparu évident. C'est pourquoi elles font l'objet de nombreuses recherches ces dernières années.

Concrètement, les chercheurs ont tenté de faire maturer des cellules souches en cardiomyocytes, les cellules composant le tissu cardiaque. Pour cela, ils ont étudié les conditions de différenciations nécessaires à l'obtention de ces cardiomyocytes à partir de cellules souches embryonnaires et induites, autrement dit à partir de cellules souches pluripotentes. Ils se sont également intéressés à la composition et l'organisation de ces cellules cardiaques afin de comparer ces éléments avec le tissu cardiaque. Les résultats ont montré que ces cellules réagissent de manière adéquate en cas de stimulation β-adrénergique. Ils ont également montré que les cellules ainsi produites se comportaient de manière similaire en cas de simulation d'insuffisance cardiaque. De fait, ils en ont conclu que ce concept pourrait permettre de gommer la cicatrice cardiaque due à un infarctus.

Un conseil

Une bonne condition physique et une alimentation équilibrée aident à réduire les risques cardiovasculaires.

Pour aller plus loin