Il existe de nombreux jeux de hasard et d’argent en France. Ce secteur génère un chiffre d’affaire de 37 milliards (2006) grâce à plusieurs millions de joueurs, dont environ 200 000 sont considérés comme "joueurs excessifs".

Selon l’article 2 de la loi 2010-476 : « Est un jeu de hasard un jeu payant où le hasard prédomine sur l’habileté et les combinaisons de l’intelligence pour l’obtention du gain ». Par exemple, des jeux de tirage (LOTO), de grattage, dés, machines à sous, roulette …

Pour les autres jeux, l’habileté et les connaissances des joueurs tiennent un rôle mais le hasard garde une part importante pour déterminer le résultat. Par exemple : poker, paris sportifs et hippiques. 

Pour une majorité de personne, le jeu est une distraction dont ils en ont un usage « récréatif ». Pour d’autres, ce rapport au jeu va être plus complexe et avoir des conséquences néfastes. Il s’agit des joueurs problématiques.

En fonction du degré d’addiction, ces joueurs sont considérés comme :

  • « À risque », c'est-à-dire dont la pratique peut amener des répercussions négatives modérées
  • Ou « pathologique » (également appelés « joueurs excessifs »). Ceux-ci sont réellement dépendants et peuvent se retrouver confrontés à d’importances difficultés (financières, relationnelles, sociales) à cause de leur addiction. 

Dans le cas des joueurs pathologiques, le jeu va peu à peu devenir le centre de ses préoccupations, en dépassant ses activités habituelles (loisirs et obligations). Au fur et à mesure, la fréquence de jeu et les sommes investies pour celui-ci vont augmenter. La personne ressent un besoin compulsif de jouer, elle ne maîtrise plus sa pratique.

Selon l’INPES, en France, les joueurs modérés représentent   400 000 personnes et les joueurs excessifs, 200 000.

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