Les enfants

Vers 2 ans, l’enfant traverse une période où il répond presque systématiquement « non » : il vient de découvrir le pouvoir « magique » de ce mot, qui lui permet d’exercer une action directe sur le déroulement des événements. C’est une phase importante dans la construction de sa personnalité, qui doit être reconnue en tant que telle, entendue et écoutée dans la mesure où cela ne remet pas en cause les principes fondamentaux de l’éducation (politesse, sécurité, etc…).

Les adolescents

A l’adolescence, une nouvelle phase importante se présente dans le développement de l’individu : pour pouvoir construire son propre système de valeurs, ce dernier va commencer par s’opposer de manière assez systématique au modèle parental et/ou sociétal. Il s’agit là encore d’accompagner ce processus de déconstruction-reconstruction en faisant preuve à la fois de patience, de compréhension mais également d’une grande vigilance, pour permettre à l’adolescent de repérer de mieux en mieux ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas, afin de garantir son inscription dans le « bien-vivre » ensemble.

En effet, l’adolescence constitue également le moment où le besoin d’appartenance va amener le jeune à adopter les comportements partagés par son groupe d’amis et de pairs (afin de se faire accepter par eux), mais souvent dans une recherche (parfois dangereuse) des limites qui permettent de se sentir exister et de savoir jusqu'où on peut aller dans le rejet de la norme sociale et l’affirmation de soi.

Les femmes

Dans une société de plus en plus sexualisée (où le corps esthétisé à outrance et souvent très dénudé de la femme devient un argument de vente pour la plupart des produits de consommation), le désir féminin devient presque une question secondaire.

Que ce soit dans les relations du quotidien ou dans la relation intime, il apparaît donc urgent pour les femmes de retrouver leur libre-arbitre et leur capacité à dire non : leur corps n’appartient qu’à elles et elles seules peuvent décider d’accepter ou non les demandes des hommes ou de leur partenaire. Le respect que l’autre nous montre découle avant tout du respect que l’on se porte à soi-même.

Enfin, dans le domaine de l’éducation, il faut savoir (et se rappeler) que l’enfant est capable de tout pour parvenir à la réalisation de ses désirs, y compris d’utiliser le levier auquel les parents, et notamment les femmes, ont le plus de mal à résister : le chantage affectif… Ce qui renvoie directement à la crainte de perdre l’affection et l’amour de l’autre, ici son propre enfant. Pourtant, là encore, seule la limite fermement posée, le non indiscutable, permettent de construire le cadre solide dans lequel ce dernier peut se sentir en sécurité (je peux faire confiance à la parole de l’adulte, qui fait toujours ce qu’il dit) et donc grandir de manière harmonieuse…

Les adultes

Le monde du travail est souvent le lieu d’injonctions extrêmement fortes : il faudrait être réactif, performant, efficace presque 24h sur 24. De plus, la porosité entre le monde professionnel et la vie personnelle devient de plus en plus forte à cause des outils modernes de communication (mobiles, tablettes, ordinateurs…).

Par ailleurs, si les objectifs fixés deviennent en général de plus en plus importants, les moyens pour y parvenir diminuent bien souvent en parallèle. Et cette escalade continue est une source importante du mal-être au travail, avec les conséquences parfois désastreuses que nous connaissons aujourd’hui : fatigue, dépression, burn-out et, dans les cas extrêmes, suicides sur le lieu de travail…

La capacité à dire non devient donc une nécessité : sortir de l’obligation de résultat (je dois absolument atteindre les objectifs fixés) pour arriver à l’obligation de moyen (ai-je les moyens, et surtout, me suis-je donné tous les moyens nécessaires pour répondre aux demandes qui me sont faites ?) devient la seule issue possible pour se respecter soi-même et ne plus répondre positivement à des demandes impossibles à réaliser…

Les seniors

Une fois à la retraite, les sollicitations peuvent être encore (plus) nombreuses : les seniors sont souvent considérés comme disposant de beaucoup de temps libre, donc à même de rendre service à leur entourage (pour s’occuper des petits-enfants par exemple…). Et ils deviennent également la cible privilégiée des commerciaux en tout genre : leur supposé pouvoir d’achat ainsi qu’une certaine vulnérabilité due à l’âge (surtout lorsque la personne est isolée) les désignent comme des proies faciles…

Savoir ce dont on a vraiment envie et besoin, ainsi que la capacité de dire non constituent donc des remparts importants contre les pièges du quotidien. Car, à la retraite, le moment est venu de profiter pleinement des douceurs et des plaisirs de la vie, et de s’occuper enfin de soi…

Sources

Quand dire « non » est une urgence pour sauver sa vie :

Savoir dire non à ses enfants sans violence

Des livres à consulter :

  • « S’affirmer et oser dire non », Christel Petitcollin
  • « Savoir dire non », Marie Haddou
  • « Comment savoir dire non : refuser sans offenser », William Ury
  • « 50 exercices pour savoir dire non », France Brécard
  • « Cessez d’être gentils, soyez vrai ! » Thomas d’Asembourg
Institut de recherche en prévention santé (IRPS)

L’Institut de Recherche et Prévention Santé (IRPS) est une association qui mène des actions de formation, d’accompagnement et de services dans tous les domaines de la prévention/promotion de la santé. Il rassemble les experts les plus pointus du secteur médical et social autour de 3 domaines principaux :

  • Santé et travail
  • Education et promotion de la santé
  • Bien vieillir

L’Institut de Recherche et Prévention Santé (IRPS) est une association qui mène des actions de formation, d’accompagnement et de services dans tous les domaines de la prévention/promotion de la santé. Il rassemble les experts les plus pointus du secteur médical et social autour de 3 domaines principaux :

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Pour aller plus loin