La Fondation Pierre Deniker a trois missions phares : informer le plus largement possible sur la santé mentale, aider la société à modifier son regard sur les troubles psychiques en luttant contre la discrimination, la désinformation et la stigmatisation, soutenir des programmes de recherche innovants. C’est la seule fondation reconnue d’utilité publique dans le champ de la santé mentale.

Aujourd'hui, elle souhaite développer sur la France entière son programme psyJeunes, lequel vise à informer les jeunes sur la santé mentale car 1 sur 5 souffre de troubles mentaux
Qu’est-ce que #psyJeunes ?
#psyJeunes est un programme qui vise à mieux informer sur la santé mentale des jeunes, prévenir les risques et permettre un accès éclairé aux soins. Il est actuellement déployé en région Ile de France avec des conférences de prévention gratuites dans les établissements scolaires du second degré et un site web ressource avec une cartographie des lieux d’écoute et de soin. Un troisième volet est en développement afin de proposer des formations en ligne pour les parents et les équipes pédagogiques.

Devant le succès de ce programme, nous souhaitons aujourd’hui qu’il puisse être déployé sur l’ensemble de la France.
Pourquoi avez-vous conçu ce programme ?
Selon l’OMS, 20 % des enfants et des adolescents dans le monde présentent des troubles ou des problèmes mentaux, de nature similaire quelle que soit leur culture. En France, le suicide est la première cause de mortalité des 25-34 ans (20 % du total des décès dans cette tranche d’âge) et la deuxième cause – après les accidents de la circulation – chez les 15-24 ans (16,3 % du total des décès).

En 2016, la Fondation Pierre Deniker et l’Institut IPSO en partenariat avec le Point, ont réalisé une étude qui interrogeait jeunes, parents et enseignants. Elle a notamment mis en évidence que :

• 55 % des jeunes, soit plus d’1 sur 2, déclarent avoir été gênés par des symptômes de troubles mentaux (anxiété, phobie, dépression, paranoïa, etc.), 22 % de manière importante.
• Les parents, quant à eux, sous-estiment ces souffrances : 15 % pensent que leur enfant a déjà été beaucoup gêné dans sa vie quotidienne et 24 % un peu. Soit un total de 39%.
• 92 % des enseignants ignorent la conduite à tenir.
• L’attente est forte en terme d’information, notamment en milieu scolaire où enseignants comme jeunes pensent que l’école a un rôle à jouer.

Ce qui ressort avant tout, c’est que jeunes, parents, enseignants, tous sont démunis face à des maladies mal connues et stigmatisées.
Quels sont les objectifs des conférences #psyJeunes et comment se déroulent-elles ?
Elles ont pour but de donner aux parents et aux équipes pédagogiques des clés de discussion et d’action afin de mieux comprendre, repérer et aider les jeunes en souffrance. Le format est de 45 minutes de présentation, suivies de 45 minutes d’échanges. L’ensemble est animé par des psychiatres ou des psychologues cliniciens formés spécifiquement sous la direction du Professeur Marie-Odile Krebs, chef de service à l’Hôpital Sainte-Anne (Paris).
Vous venez de mettre en ligne un site web, psyjeunes.org. Quelle information y trouverons-nous ?
Ce site web comprend une carte interactive qui recense les lieux d’accompagnement et d’entraide, les structures d’accueil et de soins, et une documentation faisant référence sur le sujet (infos pratiques, actualités, lexicologie, témoignages...). La cartographie est active sur la région Ile de France et a vocation à se déployer par région. Toutes les informations sont validées par une équipe scientifique et mises à jour ; elles forment une base de données scientifique et enrichie à destination de tous. Des vidéos didactiques scientifiques permettent également à celles et ceux qui souhaitent en savoir plus d’acquérir des connaissances sur la santé mentale des jeunes.
Vous envisagez également un MOOC #psyJeunes ?
Il s’agit d’un module de formation à distance qui rendra accessible l’information des conférences #psyJeunes au plus grand nombre. Ce volet en cours de développement permettra une meilleure diffusion du contenu des conférences données dans les établissements du second degré et d’en approfondir les enseignements. Ce module permettra aussi à ceux qui le souhaitent (parents et communauté éducative) d’être formés en continu.

Soutenir #psyJeunes :

#psyJeunes a été sélectionné par la Fondation la France s’engage pour faire partie des finalistes du concours national 2018. Si vous souhaitez soutenir le déploiement de ce programme sur l’ensemble des régions, likez la photo de l'équipe #psyJeunes avant le 13 mai en cliquant ici (page Facebook de "La France s'engage")

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