L’infarctus du myocarde constitue une cause importante de mortalité et contrairement à ce que l’on croit, il n’est pas réservé aux hommes. Les femmes ont même plus de risques d’en décéder de par l’atypie de leurs symptômes qui entraîne un retard de diagnostic et donc de prise en charge thérapeutique. Un retard qui, dans le cas d’une crise cardiaque, est souvent fatal.

Les symptômes de l’infarctus chez la femme

Il faut savoir qu’environ 50 % des femmes de moins de 60 ans ayant subi un infarctus du myocarde n’ont pas éprouvé les symptômes que ressentent habituellement les hommes. En effet, il est possible qu’une douleur ou une sensation d’inconfort dans la poitrine se manifeste mais ce n’est pas toujours le cas. Il en est de même pour la douleur qui irradie le bras gauche et la mâchoire. Les signaux d’alerte pour les femmes sont souvent plus atypiques :

  • Essoufflement ou palpitations à l’effort, voire même au repos
  • Nausées, vomissements, douleurs à l’estomac, sueur, vertiges
  • Epuisement inhabituel et persistant
  • Un sentiment général de léthargie

Bien qu’ils ne se manifestent pas systématiquement, les symptômes tels que les douleurs thoraciques, irradiant les bras, la nuque, la mâchoire, l’estomac et le dos peuvent aussi indiquer un infarctus chez la femme et peuvent survenir sur l’une de ces parties du corps ou être toutes présentes à la fois. La douleur peut être sévère mais également apparaître sous forme d’une sensation d’inconfort.

De graves conséquences pour les femmes

Les symptômes de l’infarctus chez la femme peuvent passer inaperçus, d’autant plus qu’on les associe souvent à la fatigue ou au stress, parfois même à des troubles digestifs. Sachant que les femmes ont un style de vie qui s’apparente aujourd’hui à celui des hommes, incluant de nombreux facteurs de risque, elles ont bien plus de chances d’être victimes d’un infarctus qu’auparavant. Cependant, bien qu’il y ait une augmentation considérable des cas, le diagnostic est malheureusement trop tardif, ce qui impacte les chances de survie. En raison du retard de la prise en charge, la maladie cardiovasculaire et coronarienne est aujourd’hui la première cause de mortalité chez les femmes en France.  Il faut savoir que les femmes ont aussi plus de difficultés à se remettre d’une crise cardiaque. En effet, leurs artères étant plus fragiles que celles  des hommes, il est plus difficile de les revasculariser. Il est ainsi essentiel de mettre l’accent sur la prévention.

Facteurs de risque et prévention

Les facteurs de risque de l’infarctus chez les femmes sont similaires à ceux des hommes. On retrouve parmi eux : le tabagisme, le stress, l’inactivité physique, le diabète, l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle, l’obésité, l’association du tabac à la pilule contraceptive et l’hérédité cardiovasculaire. Une bonne hygiène de vie vient en premier plan lorsqu’on parle de prévention de l’infarctus du myocarde. Un an après avoir arrêté de fumer, le risque de maladie coronarienne décroît de 50 %. Une activité physique régulière est également un facteur clé de la prévention. Ne serait-ce qu’une demi-heure de marche par jour peut réduire considérablement le risque d’infarctus du myocarde et d’AVC. Il est aussi important de faire le point sur son alimentation et d’y introduire une quantité suffisante d’antioxydants (fruits et légumes par exemple) et de fibres alimentaires.  Enfin, il est conseillé de réduire autant que possible les sources de stress de la vie quotidienne.

Julija Meilunaite, rédactrice

Rédactrice WEB et auteure de livres

Rédactrice WEB et auteure de livres

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