Ce n'est pas nécessairement connu de tous, mais sport et santé du cerveau vont bien de pair. De nombreuses études sont là pour en témoigner : une activité physique régulière favorise un bon fonctionnement cérébral. A l'inverse, l’arrêt de la pratique d’une activité physique et sportive peut également avoir des effets néfastes sur les capacités cognitives.

Pourquoi l’arrêt d’une activité physique et sportive est-il néfaste pour la santé du cerveau ?

D’après des travaux de recherche publiés en 2016, l’arrêt d’une activité physique aurait des conséquences non négligeables sur le débit sanguin cérébral et diminuerait l’activité de certaines parties du cerveau directement liées à l’apprentissage et à la mémoire.

Dans cette étude, les scientifiques ont évalué le flux sanguin du cerveau d’adultes sportifs âgés de plus de 50 ans, avant la cessation de l’activité physique, et 10 jours après l’arrêt de celle-ci. Plusieurs parties du cerveau, dont l’hippocampe, ont témoigné d’une diminution considérable de flux sanguin. Ces régions du cerveau sont connues pour leur détérioration lors du déclin cognitif lié à l’âge et chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Ainsi, une cessation d’activité physique pourrait augmenter le risque de développer des troubles cognitifs mais également d’évoluer vers une démence liée à l’âge.

Activité physique : quels bienfaits pour la santé du cerveau ?

Selon une revue systématique de plusieurs travaux de recherche, l’activité physique permettrait d’améliorer la mémoire et les capacités d’apprentissage, favoriserait la neurogenèse (naissance de nouveaux neurones)  et protégerait le système nerveux des maladies neurodégénératives. Elle est d’autant plus importante pour les jeunes dont le cerveau est encore en développement, mais également pour les personnes souffrant d’invalidité.

Une autre synthèse d’études indique que les individus actifs témoignent de meilleures capacités cognitives, d’une atrophie cérébrale réduite ainsi que d’une diminution de la neurodégénérescence, en particulier dans l’hippocampe.

Sport et santé du cerveau : les preuves s’accumulent

Le nombre d’études montrant les effets bénéfiques de l’activité physique sur diverses fonctions cognitives ne cesse de croître.

Selon ces travaux de recherche, le sport permet d’améliorer les fonctions exécutives (logique, stratégie, raisonnement, résolution des problèmes…), la vitesse de traitement cognitive et la mémoire épisodique (souvenirs des évènements vécus avec leur contexte). Par ailleurs, l’entraînement cardiovasculaire est lié à une amélioration des capacités cognitives chez les personnes âgées. Ce type d’activité physique est également associé à une augmentation de la matière grise et blanche dans plusieurs parties du cerveau chez les personnes préalablement sédentaires.

Une activité physique régulière permettrait donc non seulement de prévenir des maladies contemporaines telles que le diabète, l’obésité ou les pathologies cardiovasculaires, mais également le déclin cognitif et neurologique, qu’il soit d’origine pathologique ou non.

Attention toutefois aux abus, la bigorexie (pratique excessive d’un sport, allant jusqu’à l’addiction) pouvant avoir, cette fois, des effets néfastes sur la santé.

Julija Meilunaite, rédactrice

Rédactrice WEB et auteure de livres

Rédactrice WEB et auteure de livres

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