Il s’agit d’investissement excessif dans les activités professionnelles. Elle est parfois désignée par le terme anglais « workaholic » depuis la sortie d’un livre intitulé « Confessions of a workaholic » dont l’auteur est un professeur de psychologie. Le terme associe les mots « travail » et « alcoolisme » afin de faire une métaphore de la dépendance à l’alcool.

Le temps consacré aux activités professionnelles n’est pas la seule dimension de cette addiction, la sensation de manque quand la personne n’est pas au travail et l'absence d'implication dans d'autres aspects de la vie sont des facteurs à ne pas négliger. 

De ce fait, cette addiction peut s’exprimer de différentes manières : une hyperactivité, un niveau de stress élevé, des difficultés à se détendre ou à pratiquer des loisirs …

En 2012, des chercheurs ont établi un baromètre pour mesurer le degré de dépendance au travail : l’échelle de Bergen. Leurs travaux ont été publiés dans le « Scandinavian Journal of Psychology ».

Si vous répondez « souvent » ou « toujours » à 4 ou plus des affirmations si dessous, vous êtes considéré comme dépendant au travail. 

  • Vous réfléchissez souvent à la manière dont vous pourriez libérer plus de temps pour travailler.
  • Vous passez beaucoup plus de temps à travailler que vous ne l’aviez initialement prévu.
  • Vous travaillez, au fond, dans le but de réduire un sentiment de culpabilité, d'anxiété, d'impuissance ou de dépression.
  • Plusieurs personnes vous ont déjà conseillé (ou vous conseillent) de réduire votre temps de travail mais vous ne les écoutez pas.
  • Vous devenez très vite stressé si vous êtes soudain dans l’impossibilité de travailler.
  • Vous faites passer votre travail loin devant vos activités préférées, vos loisirs, ou des activités physiques.
  • Vous travaillez tellement que cela a désormais des influences négatives sur votre santé.

Pour aller plus loin