400 000. C’est le nombre de femmes qui atteignent chaque année, en France, l’âge de la ménopause. Si certaines d’entre elles traversent cette période sans ressentir le moindre trouble, d’autres doivent faire face à des symptômes physiques et psychologiques plus ou moins invalidants.

Selon l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale), « la ménopause est l’arrêt définitif de la fonction ovarienne chez la femme. Elle est dite naturelle lorsqu’elle fait suite à un épuisement du stock de follicules ovariens, et chirurgicale en cas d’ovariectomie bilatérale (ablation des deux ovaires) ».

Pour qu’une femme soit considérée comme ménopausée, il faut que ses règles aient cessé de se manifester depuis au moins un an. Et, contrairement aux idées reçues, cela n’arrive pas brutalement ! En effet, la ménopause naturelle apparaît le plus souvent après une période d’irrégularités menstruelles et de perturbations hormonales que l’on appelle péri-ménopause et qui dure en moyenne quatre ans.

La péri-ménopause s’accompagne d’un cortège de symptômes assez désagréables à vivre pour les femmes, variables dans leur intensité selon la rapidité d’installation du déséquilibre hormonal. On retrouve ainsi fréquemment des tensions mammaires, des règles abondantes (ou son contraire), des troubles de l’humeur associant nervosité, irritabilité et hypersensibilité, des céphalées, des insomnies, une prise de poids liée à une rétention hydrique, etc.

Comprendre la ménopause

En France, l’âge moyen de survenue de la ménopause est de 51 ans. Mais, chaque femme est différente : certaines doivent y faire face plus tôt et d’autres plus tard.

Chaque nouveau-né fille arrive au monde avec un stock défini de follicules ovariens (en moyenne 200 000). Dès la puberté et l’arrivée des premières règles, le phénomène d’ovulation se met en place. Le stock de follicules ovariens s’égrène alors au fil des mois et des années, pour s’épuiser totalement : c’est la fin de l’activité génitale qui signe la ménopause. 

Plusieurs facteurs intrinsèques et extrinsèques influent sur l’âge de survenue de la ménopause car ils impactent directement la réserve de follicules ovariens : l’âge des premières règles, la prise de contraceptifs hormonaux, le nombre de grossesses, l’hérédité, le mode de vie incluant l’alimentation, le stress, les perturbateurs endocriniens, etc.

Toutefois, quand les règles cessent de se manifester avant 40 ans, on parle alors d’insuffisance ovarienne primitive (IOP). Ce phénomène, plus communément appelée ménopause précoce, toucherait une femme sur 100 et aurait des origines multiples.

Des symptômes physiques et psychologiques

Toujours selon l’INSERM, plus de 50% des femmes se plaignent de symptômes physiques d’intensité variable au moment de la ménopause. « Les manifestations les plus spécifiques sont vasomotrices (bouffées de chaleur, sudation nocturne), génitales (sécheresse et atrophie vaginales) et urinaires (dysurie) ». Certaines femmes souffrent également de douleurs articulaires, liées à la carence en œstrogènes, et de baisse de leur libido.

Mais le corps n’est pas le seul à réagir à l’arrêt de la production des hormones ovariennes : le cerveau est, lui aussi, affecté ! En effet, entre 30% et 50% des femmes se plaignent aussi de troubles de l’humeur et du sommeil ainsi que de perturbations cognitives.

Ces symptômes peuvent durer plusieurs mois pour certaines femmes, ou plusieurs années pour la majorité (10 ans en moyenne), et exceptionnellement jusqu’à la fin de la vie.

Toutefois, ces manifestations, qu’elles soient physiques ou psychologiques, n’ont rien d’une fatalité. Grâce à la médecine allopathique, aux médecines complémentaires ou tout simplement à des changements d’hygiène de vie, il est possible d’atténuer voire de supprimer certains des troubles rencontrés.

Léna Meynard

« Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne » disait Colette.

Cette citation résume la ligne de conduite que Léna s'est fixée, il y a maintenant cinq ans, lorsque elle a choisi de faire de l'écriture son métier.

« Il faut, avec les mots de tout le monde, écrire comme personne » disait Colette.

Cette citation résume la ligne de conduite que Léna s'est fixée, il y a maintenant cinq ans, lorsque elle a choisi de faire de l'écriture son métier.

Dr Jamila Zamoum-Bouznad

Médecin généraliste, consultations de gynécologie médicale - Centre Médical et Dentaire, 6 rue Désilles, 54000 NANCY

Médecin généraliste, consultations de gynécologie médicale - Centre Médical et Dentaire, 6 rue Désilles, 54000 NANCY

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