La trichomonase, ou infection à trichomonas vaginalis, est l’IST (Infection Sexuellement Transmissible) la plus répandue dans le monde. C’est également celle qui augmente le plus le risque d’infection par le VIH.

Les symptômes de la trichomonase

La trichomonase est une infection qui affecte plus de femmes que d’hommes. Elle peut être asymptomatique, en particulier chez ces derniers, en restant toutefois contagieuse.

La moitié des femmes infectées manifesteront des symptômes de la maladie. Si des symptômes apparaissent, ils se présentent généralement au cours de la semaine suivant l’infection, même si parfois, leur apparition peut nécessiter jusqu’à six mois. Parmi eux, on retrouve un écoulement vaginal abondant (mousseux, de couleur jaune vert), une odeur vaginale, des irritations ou des démangeaisons vaginales et des douleurs à la miction ou durant les rapports sexuels. Chez les hommes, si des symptômes se présentent, ils peuvent inclure : un écoulement du pénis, une rougeur ou une irritation sur le pénis et des sensations de brûlure à la miction. Il est possible qu’un homme devienne porteur de l’infection à trichomonas vaginalis sans le savoir.

Dépistage et traitement de la trichomonase

On suspecte généralement une infection à trichomonas vaginalis chez les femmes qui souffrent de vaginite et chez les hommes qui présentent une urétrite.

Il est essentiel de faire un dépistage dans le cas de rapports sexuels non protégés. Celui-ci peut être fait 5 jours après la contamination et se réalise chez le gynécologue par frottis vaginal et de l’urètre pour les femmes ou chez l’urologue ou le médecin traitant par prise d’un échantillon d’urine pour les hommes. La trichomonase se traite généralement avec une dose de métronidazole qui est un antibiotique. Toutefois, le risque de récidives est élevé, c’est pourquoi il est essentiel de traiter également le(s) partenaire(s) (s’il ne présente pas de symptômes, il est tout de même important de réaliser un test de dépistage).

Comment prévenir l’infection à trichomonas vaginalis ?

Il n’existe aucun vaccin contre la trichomonase. Ainsi, pour prévenir une infection, il est essentiel d’avoir connaissance des antécédents de son partenaire sexuel et d’avoir des relations sexuelles protégées. Les préservatifs offrent une bonne protection si on les utilise correctement. Il faut y avoir recours pour les relations sexuelles vaginales mais aussi orales et anales. Il est aussi conseillé de faire régulièrement des tests de dépistage pour les IST. Ceux-ci sont très utiles pour identifier les individus qui présentent une forme asymptomatique de l’infection.

Que se passe-t-il si la trichomonase n’est pas traitée ?

Bien que cela reste exceptionnel, l’infection à trichomonas vaginalis peut parfois être la cause d’une atteinte pelvienne chez les femmes, entraînant des douleurs pelviennes chroniques, une infertilité ou une grossesse ectopique.

Chez les femmes enceintes, l’infection pourrait entraîner un accouchement prématuré.

Qui plus est, la trichomonase peut être à l’origine d’inflammations et de lésions qui augmentent le risque de contamination par le VIH.

Julija Meilunaite, rédactrice

Rédactrice WEB et auteure de livres

Rédactrice WEB et auteure de livres

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