Le travail a une énorme importance non seulement parce qu’il prend la moitié de notre temps éveillé, ou nous pourvoit à nos moyens d’existence, mais aussi en raison de l’impact psychologique qu’il a sur nous. Quelles sont vos connaissances en matière de bonheur au travail ?
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  1. Nécessité du bonheur au travail : à combien s’élève le coût du mal-être des individus pour les entreprises ?

    Femme faisant un burnout

    Le stress et l'anxiété sont des questions banales auxquelles beaucoup d’entres-nous seront confrontés; mais le refus de ces conditions est encore très répandu et particulièrement dans le milieu de travail. Selon l'OCDE, le coût total des problèmes de santé mentale aux entreprises est estimé à près de 80 milliards € chaque année. En plus de cela, le stress est responsable de 40 % de toutes les maladies liées au travail. Un tiers des salariés serait concerné par l’absentéisme pour une durée moyenne de 18 jours d’absence. Sur une entreprise de 1000 personnes, cela représente donc l’équivalent de 42 employés à temps plein. Sans compter le taux de présentéisme (estimé entre 6 et 9 % de la masse salariale) et celui des départs volontaires (entre 11 et 33% en Europe). Au niveau national, les coûts directs de l'absentéisme (maintien du salaire de l'employé absent, coût de son remplacement temporaire et «perte de valeur ajoutée entraînée par cette absence»), représentent environ 5,8% de la masse salariale et s'élèvent  donc à environ 45 milliards d'euros pour l'ensemble des entreprises du secteur privé et 60 milliards d’euros en incluant les coûts «indirects» (prévention, prévoyance, cotisations dédiées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles).

  2. Bonheur et productivité : Quel est le lien ente le bonheur individuel et la performance économique ?

    Homme content au travail

    Il est désormais avéré que ce n’est pas le succès qui mène au bonheur mais bien le bonheur qui serait la condition essentielle de l’expérimentation du succès dans la vie d’un individu. Ainsi, les individus heureux sont plus enclins à avoir du succès dans la mesure où les affects positifs engendrent le succès dans tous les domaines de la vie (travail, relations sociales, santé). On constate ainsi que les employés plus heureux sont plus créatifs, moins susceptibles de tomber malade, offrent un meilleur service à la clientèle et agissent comme ambassadeurs de la marque en dehors des murs du bureau. On observe une meilleure performance globale de l’individu qui se sent bien (salaire plus élevé, responsabilités accrues, meilleures évaluations et récompenses ou promotions). Par conséquent, investir dans le bonheur en milieu de travail ne se voit pas comme un coût, mais plutôt comme une subvention pour un profit!  Les recherches en psychologie positive constatent qu’un individu plus heureux aura un effet positif pour l’entreprise dans au moins cinq domaines : dans le champs de la santé ; au niveau de  la coopération et de l’organisation ; de l’engagement et de la mobilisation ; de l’innovation et de l’entrepreneuriat ; et enfin de la qualité du travail.

  3. Bonheur au travail et engagement : Comment créer les conditions optimales au travail?

    Réunion de travail

    Les psychologue appellent « états de flow » ou « expériences optimales » les expériences pleinement absorbantes. L’état de flow se produit dans des conditions très spécifiques – lorsque nous sommes soumis à une expérience qui met à l’épreuve nos compétences et que, cependant, nos compétences et capacités sont telles qu’il est possible de relever le défi. Donc, le challenge et les compétences de haut niveau nous obligent à repousser nos propres limites. Si les challenges excèdent nos compétences, nous pouvons nous sentir anxieux. Si nos compétences dépassent le niveau des épreuves, nous finissons en général par nous ennuyer (comme les enfants brillants à l’école). Ni l’un ni l’autre ne génère l’expérience optimale du flow.

  4. Qu’est ce qui favorise le plus la motivation d’un employé ?

    Homme confiant

    Bien qu’il soit tentant d’augmenter la motivation de son personnel par des récompenses externes au premier rang desquelles on trouve fréquemment l’argent (motivation dite extrinsèque), c’est en réalité l’autonomie qui est au cœur de la motivation. La raison est simple : si nous sommes relativement libres de choisir nos actes, il nous est alors plus facile d’apprécier les raisons pour lesquelles nous les effectuons. A l’inverse, si nous nous sentons obligés de faire quelque chose, il nous est plus difficile d’internaliser la motivation. Voilà pourquoi offrir des récompenses pour des activités qui devraient avoir une motivation interne (ou intrinsèque) ne sert en fait qu’à miner la performance et la réussite.

  5. Dans la théorie, quel(s) est le(s) facteur(s) principal(aux) du leadership positif ?

    Groupe de personnes en réunion

    A l’encontre de la conception de servant leaderShip selon lequel un leader ou un manager agile est au service de ses subordonnés pour les aider à accomplir l'objectif commun, ou du leadership authentique qui s’adapte à la personnalité du leader, les recherches en psychologie positive constatent 4 composantes du leadership positif : établir un climat positif, développer des relations positives, promouvoir une communication positive et créer un sens positif.

Sources

DIENER, Ed, KING, Laura, LYUMBOMISKY, Sonja Vol. 131, No. 6,803-855, The Benefits

of Frequent Positive Affect: does happiness Lead to Success, Psychological Bulletin, Vol. 131, No. 6,803-855 2005.

 

ACHOR, Shawn, The Happiness Advantage, The Seven Principles of Positive Psychology That Fuel Success and Performance at Work, Virgin Books, 2011.

 

ANDREW, J. Shatté, BECKER, Dean M., Résilience au travail, Traité de psychologie positive, sous la direction de Charles Martin-Krumm et Cyril Tarquinio, de Boeck, 2011.

 

CAMERON, Kim S, Positive leadership: strategies for extraordinary performance, San Francisco, Calif.: Berrett-Koehler Publishers, 2008

 

CSIKSZENTHMIHALYI, Mihály, Flow: The Psychology of Optimal Experience', New York, Harper and Row, 1re édition, poche, 1990.  CSIKSZENTHMIHALYI, Mihály, Vivre: la psychologie du Bonheur, traduit par Léandre

Bouffard, Paris, R. Laffont, 2004.

 

DIENER, Ed, KING, Laura, LYUMBOMISKY, Sonja Vol. 131, No. 6,803-855, The Benefits

of Frequent Positive Affect: does happiness Lead to Success, Psychological Bulletin, Vol.

131, No. 6,803-855 2005.

 

TEDx Shawn Acchor : The happy secret to better work 

Saphia Larabi

Chargée de transformation, formation et communication, au sein de Positran.

Chargée de transformation, formation et communication, au sein de Positran.

Ilona Boniwell

Professionnelle renommée en Psychologie Positive, à la direction de la société de conseil Positran qui œuvre à la transformation positive par la psychologie.

Professionnelle renommée en Psychologie Positive, à la direction de la société de conseil Positran qui œuvre à la transformation positive par la psychologie.

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