Depuis maintenant deux ans, nous suivons avec beaucoup de bonheur le parcours de Vanessa qui s’était fixée de courir le marathon de New York l’année de ses 40 ans et ce malgré le diabète et malgré le syndrome des jambes sans repos. Un défi relevé en novembre dernier qui lui a beaucoup apporté : “Cette possibilité d'aller jusqu'au bout de ses rêves, de combattre avec sa maladie chronique, et de relever la tête et être fière de soi, voila ce que je retiendrais de ce défi fantastique”. Un challenge qui lui a donné envie de continuer avec de nouveaux défis qui nous transmettent encore une fois beaucoup d’émotions… et qui vous donneront envie de relever les vôtres !

Bonjour Vanessa, nous vous suivons depuis maintenant 2 ans mais pouvez-vous vous présenter à nouveau en quelques mots pour ceux qui ne vous connaissent pas ?

Je suis originaire de Sologne, de la ville de Romorantin, on a découvert mon diabète il y a maintenant 28 ans à l'âge de 12 ans… Cette pathologie, je ne l'ai pas tout le temps assumé et caché pendant l'adolescence. Mais ce diabète m'a forgé cette esprit de combativité à toute épreuve, cette envie de se dépasser. 

Ces deux dernières ont été particulièrement riches et intenses pour vous, jusqu'à la réalisation de votre grand défi : courir le marathon de New York en novembre dernier. Comment avez-vous vécu ces deux années ? Qu'en retirez-vous ?

Ces deux dernières années ont été riches en émotions, puisque je me suis lancé le défi de courir le marathon de New York en Novembre 2017. Je n'avais jamais couru auparavant, j'ai fait 8 années de volley ball… 

Ça a été un défi incroyable tant humainement que physiquement, je ne sais pas si on peut avoir des mots sur la réalisation de ce projet, mais il me reste ses étoiles dans les yeux et des souvenirs magiques. Cela a été une expérience riche en rencontres, en soutien, avec des gens qui m'ont porté, supporté et poussé jusqu'au bout. Malgré des blessures à répétitions, des fois des baisses de moral, je suis partie moi et mon diabète sur cette course mythique en ayant fait qu'une seule fois 20 km à cause de mes blessures. Je n'ai jamais rien lâché, j'ai passé des nuits blanches à cause de mon syndrome des jambes sans repos, mais mon challenge a changé définitivement quelque chose d'important à l'intérieur de moiCette possibilité d'aller jusqu'au bout de ses rêves, de combattre avec sa maladie chronique, et de relever la tête et être fière de soi, voila ce que je retiendrais de ce défi fantastique.

Comment avez-vous géré votre diabète et le syndrome des jambes sans repos durant toute la préparation et le marathon ?

Mon diabète s'est extrêmement bien comporté pendant la course alors que c'était une première pour moi. Le plus compliqué pendant ces deux années a été de gérer mes jambes sans repos qui m'empêchent fréquemment de dormir, sans récupération pouvoir s'entrainer a été très difficile ...

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