Depuis maintenant 2 ans, nous suivons avec toujours autant de plaisir Valérie. Dynamique, généreuse, et la tête toujours pleine de projets, Valérie nous épate par son énergie insatiable. Grande sportive, elle se lance chaque année dans de nouveaux défis, au profit d’associations. Après plusieurs participations à des courses de stand-up paddle avec sa prothèse, elle participe en ce moment à des Tower Run, des ascensions d’immeubles, en béquilles. Le prochain ? La Verticale de la Tour Eiffel, 1665 marches le 13 mars prochain.

Bonjour Valérie, pouvez-vous vous présenter, vous et votre parcours, en quelques mots pour ceux qui ne vous connaissent pas ?

Donc pour un peu me présenter : j'ai 54 ans, je vis dans le sud de la France mais j'ai passé toute mon enfance, adolescence et une partie de ma vie adulte en Afrique du sud. J'ai 3 grands garçons. 

J'ai été amputée de ma jambe gauche il y a bientôt 14 ans. Ça ne m’a pas empêché d'avoir une vie bien remplie sur le plan sportif. Après mon amputation, j'ai voulu d'abord reprendre un peu ma vie de maman avant de rentrer en centre de rééducation pour me faire appareiller. Je me suis habituée à me déplacer sur ma jambe valide avec des béquilles, et ceci a duré un peu plus de 10 ans.  

Passionnée de sport, vous avez déclaré dans votre dernier témoignage "avoir repris votre vie en main à travers le sport". Pouvez-vous nous en dire plus ?

Pendant ce temps, j'ai quand même joué au tennis fauteuil (4 a 6 heures par semaine), je faisais de la musculation et de l'escalade, je nageais aussi. Un jour, j'ai voulu apprendre la planche à voile mais on m’a conseillé d'abord d'apprendre le stand up paddle. J’ai donc appris à me mettre debout et tenir en équilibre sur une planche de paddle. Et puis, il y a eu un événement aux Pays Bas qui m’intéressait, la 11 City Sup Tour = faire 220km en stand up paddle sur les canaux dans le nord des Pays Bas. Un événement fabuleux ! De belles rencontres avec des athlètes venus du monde entier. Je me suis inscrite, la première personne à faire partie de cet événement. C’était en septembre 2015, donc il fallait que je me fasse appareiller pour y participer car la distance était d'un marathon par jour, pendant 5 jours. Je venais de recevoir ma prothèse (et je n'avais même pas fait de rééducation avec ma prothèse) au mois de juillet et en septembre j'avais ce défi énorme qui m'attendait, en plus une météo horrible - je n'ai pas réussi à faire les 220km mais ce n’était que partie remise car en septembre 2016, j'ai fait tout le parcours de 220km ! 

Découvrez l'intégralité de ce témoignage sur le blog Victories.

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