Une étude canadienne récente semble montrer que les médias sociaux auraient un impact favorable chez les jeunes adultes dans l’arrêt du tabac.

Arrêter de fumer n’est jamais simple et un coup de pouce est souvent nécessaire. En effet, les addictions telles que le tabagisme ou l’alcoolisme passent par le circuit de la récompense, lequel a un rôle majeur dans nos comportements alimentaires, sexuels et sociaux. Il fait notamment intervenir la dopamine connue comme l’une des hormones du bonheur. Ainsi, fumer procure une sensation de bien-être chez les fumeurs rendant difficile l’arrêt du tabac.

D’un autre côté, Internet est partout et les médias sociaux (dont les réseaux sociaux) ont envahi notre quotidien. Des chercheurs canadiens – des universités de Toronto et de Waterloo, de la société canadienne du cancer et du CENSE Research + Design – se sont donc demandé quel pourrait être l’impact d’une campagne pour arrêter de fumer sur les médias sociaux. Par ailleurs, les jeunes adultes (19-29 ans) sont très présents en ligne, et le ciblage sur les médias sociaux est relativement aisé. Les chercheurs ont donc pu concentrer leur étude sur cette tranche de la population et obtenir des données spécifiques la concernant.

Les sujets de l’étude ont été suivis pendant 3 mois et étaient répartis en deux groupes d’une centaine de personnes : le groupe témoin (SHL) qui ne bénéficiait pas de la campagne digitale mais de l’aide de Smokers’ Helpline (équivalent canadien de Tabac Info Service) et le groupe exposé (BIO) à la campagne anti-tabac canadienne « Break-it-Off » (= « rompre » pour rompre avec le tabac) sur les médias sociaux. Les résultats de l’étude ont été pondérés par différents critères comme le niveau d’éducation ou le profil tabagique (fumeurs, fumeurs occasionnels).

Après 3 mois, plus de 30 % des sujets BIO arrêtait de fumer sur 30 jours contre moins de 15% des personnes du groupe SHL. De plus, 91% des BIO avaient tenté d’arrêter de fumer contre 79% chez les SHL. Les chercheurs ont conclu qu’une campagne de prévention anti-tabac sur les médias sociaux pourrait être un levier complémentaire utile aux aides traditionnelles d’arrêt du tabac chez les jeunes adultes de 19 à 29 ans.

Pour aller plus loin :

Faites le premier pas avec Tabac Info Service et le guide pratique de l’INPES pour arrêter de fumer.

 

A NOTER :

La ministre de la Santé Marisol Touraine a demandé le triplement du forfait « Traitement par substituts nicotiniques » (TNS) à hauteur de 150 € par bénéficiaire de moins de 20 ans et de plus de 30 ans et par an à compter du 1er novembre 2016. Il est donc désormais équivalent à celui des femmes enceintes, des patients atteints d'ALD, des bénéficiaires CMUC et des jeunes ayant entre 20 et 30 ans.

Pour plus de détails, voir ci-dessous le tableau de la situation avant le 1er novembre 2016.

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Pour aller plus loin