Depuis le 10 décembre, les préservatifs de la marque Eden, nouvellement lancée par les laboratoires Majorelle, peuvent être prescrits par les médecins aux personnes en faisant la demande et remboursés, en partie, par la Sécurité Sociale.

Une marque de préservatif remboursée à 60%

Délivrés par boîte de 6, 12 ou 24 et disponibles en deux tailles, les préservatifs de la la marque Eden, récemment lancée par les laboratoires Majorelle sont désormais remboursés par la Sécurité Sociale. En revanche, ils ne sont pris en charge qu’à 60%, le reste étant à la charge de la complémentaire santé du patient. Ces préservatifs sont beaucoup moins chers que les autres produits sur le marché : la boîte de 6 sera vendue 1€30, avant remboursement.

Pour le moment, seuls les préservatifs de cette marque sont pris en charge, mais d’autres laboratoires peuvent en faire la demande à la Haute Autorité de Santé. Cette prise en charge concerne les femmes comme les hommes, mais les préservatifs internes ne sont pas concernés par cette mesure pour l’instant.

Concernant la prescription, il faut se rendre chez son médecin généraliste, et le nombre de boîte est laissé à la libre appréciation du praticien. Quoiqu’il en soit, il n’y a pas a priori de “maximum” à ne pas dépasser. Les préservatifs doivent ensuite être achetés en pharmacie, au même titre que des médicaments.

Une mesure efficace ?

Cette mesure cible principalement les jeunes, qui ont aujourd’hui tendance à délaisser le préservatif. En 2016, une enquête de la mutuelle étudiante SMEREP révélait que 9% des lycéens et 14% des étudiants français n’utilisent jamais de préservatifs lorsqu’ils ont des rapport sexuels. Or, d’après une récente étude publiée par l’institut ELAB, 75% d’entre eux déclarent qu’ils utiliseraient davantage le préservatif si celui-ci était remboursé. Mais ces derniers seront-ils prêts à franchir la porte de leur médecin de famille pour parler de leur sexualité et se faire prescrire des préservatifs ? Si l’on peut saluer la démarche du Ministère, persistent des interrogations quant à ses effets réels.

 

Pour aller plus loin