« Faire l’impasse sur le dessert ? Surement pas ! »  Le sucre, j’en ai besoin. A 10 heures, au goûter, tout le temps. Lui et moi ça dure depuis longtemps sans que je ne sache vraiment pourquoi. La faute revient à la dopamine, impliquée dans le circuit de la récompense.

La dopamine, hormone du plaisir …

Les zones du cerveau impliquées dans le plaisir et le désir possèdent beaucoup de récepteur à la dopamine (récepteurs dopaminergiques). Cette hormone est donc spécifiquement impliquée dans les mécanismes sexuels, notamment celui de l’orgasme. Elle est donc impliquée dans le circuit de la récompense. Le circuit de la récompense a pour rôle la survie de l’individu (manger, boire, assurer la survie de l’espèce). Du coup, la consommation d’un aliment sucré provoque un sentiment d’euphorie. Or, un effet d’accoutumance peut s’installer incitant la personne à consommer chaque fois davantage de sucre pour atteindre un même niveau de bien-être. On devient alors dépendant au sucre, au même titre que l’on est dépendant du tabac ou de l’alcool. De là à dire que le sucre est une drogue, il n’y a qu’un pas. Cependant, notre préférence pour les éléments sucrés (et gras) vient d’un vieil instinct de survie car ce sont les molécules les plus énergétiques. Le vrai danger n’est donc pas la consommation de sucre mais sa consommation excessive.

… mais pas seule responsable.

Le sucre est partout dans notre alimentation. L’industrie alimentaire l’utilise dans de nombreuses préparations (yaourts, biscuits, sauces, charcuteries, articles de boulangerie …). A côté de ces sources plus ou moins cachées ou de celles auxquelles on ne pense pas (médicaments, alcools …), il y a le sucre que nous consommons consciemment (confiture, sirops, sodas, pâtisseries …). L’un dans l’autre, les Français consomment en moyenne 35 kg de sucre par an. Cette quantité est largement supérieure à celle dont notre corps a besoin. De plus, comme il s’agit pour la plupart du temps de sucre raffiné (sucre blanc, en opposition au sucre roux ou au sucre complet) obtenu par traitement chimique et coloration, il a perdu tout les vitamines et les minéraux qu’il contenait. En conclusion, manger du sucre ne vous rendra pas accro tant que vous restez dans une consommation raisonnable et raisonnée

A noter :

L’apport soudain de sucre entraîne une hausse de la glycémie (concentration sanguine en glucose) laquelle est suivie d’une chute de la glycémie. Il y aura alors production de sérotonine, hormone impliquée dans la bonne humeur, pour contrebalancer l’effet « mauvaise humeur » de l’hypoglycémie. Cependant, la sérotonine ne peut être produite qu’en quantités limitées sur un laps de temps défini. Une surconsommation excessive de sucre entraînera donc mauvaise humeur, stress et dépression.

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