Homme assis au pied d'un arbre avec son pc et son vélo

Le vélo n'a pas d'impact sur la fonction sexuelle des hommes

Alors que certaines publications affirmaient que le vélo pouvait entraîner des troubles sexuels ou urinaires chez les hommes, il n’en est visiblement rien selon une nouvelle étude.

De précédentes études mal menées

Les hommes qui lisent cet article et souhaitent se (re)mettre à la pratique du vélo autrement qu’en regardant le Tour de France doivent être rassurés : le cyclisme ne cause pas de dommages urinaires et sexuels ! C’est en tout cas ce qu’affirme une étude parue dans le Journal of Urology qui vient contredire de précédents travaux.

Les précédentes études étaient principalement basées sur le fait qu’une pression prolongée de la selle sur le périnée et des micro-traumatismes apparaissant lorsque l’on s’adonne au vélo auraient des conséquences néfastes sur l’organe génétique masculin. Cependant, ces recherches appliquaient des méthodes de mesure peu fiables, l’absence de groupe de comparaison et un échantillon d’étude trop réduit, donc non représentatif.

Une santé sexuelle au top !

Une étude de l’université de Californie à San Francisco aux États-Unis menée sur 2700 cyclistes, 500 nageurs et 800 adeptes du jogging a donc contredit les précédents résultats. Après avoir analysé les réponses aux questionnaires des participants et les résultats des tests auxquels ils ont été soumis, les chercheurs ont constaté que la fonction sexuelle et urinaire des hommes est la même chez ces trois catégories de sportifs. De plus, il n’y a aucune différence entre les cyclistes qui parcourent des kilomètres pendant de longues heures et ceux qui font une petite balade dominicale sur une petite distance.

Le seul risque constaté chez les cyclistes est celui de sténose urétrale, ce qui signifie un rétrécissement du canal qui transporte le sperme et l’urine. En revanche, les cyclistes intensifs ont un meilleur fonctionnement érectile que les cyclistes occasionnels (une source de motivation supplémentaire pour progresser et faire plus de vélo !).

Pour conclure, l’étude met en avant qu’adopter une position debout pendant au moins 20% de la durée d’une sortie à vélo réduit de façon drastique le risque d'engourdissement génital et les plaies causées par la selle. Il est donc conseillé d’insister fortement sur les parcours avec de nombreuses descentes et montées (l’un ne va pas sans l’autre !).

Clément Kolodziejczak

Rédacteur Web Seo et Blogueur

Rédacteur Web Seo et Blogueur

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