La pratique d’une activité physique et sportive est à plus d'un titre bénéfique.

Les effets prouvés sur la santé

  • diminution de la mortalité,
  • amélioration du bien-être et de la qualité de vie,
  • amélioration de la fonction musculaire,
  • acquisition et au maintien du capital osseux,
  • meilleure prévention des maladies cardiovasculaires,
  • amélioration de certains paramètre du système immunitaire,
  • contribution au bon fonctionnement du cerveau,
  • traitement à part entière de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO),
  • limite du gain de poids et participation à son contrôle,
  • réduction du risque de développer un cancer du sein et du côlon,
  • prévention et traitement des maladies ostéoarticulaires et dégénératives,
  • facteur d’équilibre de la santé mentale, facteur de développement chez l’enfant et l’adolescent,
  • effets spécifiques aux différents âges de la vie de la femme,
  • retardement ou ralentissement de certains processus délétères liés au vieillissement.

Diminution du risque de mortalité :

En pratiquant au moins 3 heures par semaine une activité physique modérée, le risque de mortalité prématurée diminue de 30%.

Prévention des maladies cardio-vasculaires :

Selon les données scientifiques les plus fiables, l’activité physique permet de réduire le risque de maladie cardiovasculaire.

Les personnes inactives ont un risque de maladie cardiaque qui peut être jusqu’à deux fois plus élevé que les individus actifs.

En outre, l’activité physique contribue à prévenir les accidents vasculaires cérébraux et réduit un grand nombre des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires, dont l’hypertension artérielle et l’hypercholestérolémie.

Surpoids et obésité 

Une faible activité physique explique en partie la forte augmentation de la prévalence [AA1] de l’obésité dans la Région européenne. L’obésité apparaît lorsque les apports énergétiques provenant du régime alimentaire dépassent les dépenses d’énergie, auxquelles l’activité physique contribue.

Le poids corporel augmente normalement avec l’âge mais une activité physique habituelle pendant toute l’existence peut réduire cette prise de poids.

Une activité appropriée peut contribuer au maintien d’un poids adéquat ou même faire perdre du poids. Elle est également essentielle pour les personnes qui sont en surpoids ou obèses.

Cancer 

L’activité physique va de pair avec un moindre risque de cancer. De nombreuses études ont montré que l’activité physique réduit le risque de cancer du côlon ; ce dernier est réduit d'environ 40% chez les personnes actives.

 L’activité physique conduit également à une réduction du risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées et, selon certaines données, une activité physique vigoureuse peut protéger contre le cancer de la prostate. 

Santé musculo-squelettique 

Une activité physique pratiquée tout au long de la vie peut maintenir et améliorer la santé musculo-squelettique, ou réduire la dégradation de celle-ci, qui se produit généralement avec l’âge chez les personnes sédentaires.

L’activité physique peut maintenir la force et la souplesse des personnes d’un certain âge et aider les personnes âgées à continuer de mener leurs activités quotidiennes. Une activité régulière peut également réduire les risques de chute et de fracture de la hanche chez les personnes âgées.

Bien-être psychologique

L’activité physique peut atténuer les symptômes de la dépression et, éventuellement, le stress et l’anxiété. Elle peut également avoir d’autres avantages psychologiques et sociaux touchent au domaine de la santé.

Par exemple, elle peut contribuer à doter les enfants d’aptitudes relationnelles, donner aux femmes une image positive d’elles-mêmes, renforcer l’estime de soi chez les enfants et les adultes, et globalement améliorer la qualité de la vie.

Ces bienfaits résultent probablement d’une combinaison de l’activité physique elle-même et des effets sociaux et culturels de celle-ci.

Quels risques ?

Pratiquer une activité physique est essentielle pour avoir la forme physique et mentale. 

Mais attention à ne pas devenir « addict ». 

Il est en effet possible de développer une dépendance excessive au sport : la bigorexie. Il s’agit d’une maladie, reconnue par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Il faut donc rester vigilant. 

L’activité physique est généralement idéale pour la santé, mais ce n’est pas le cas quand elle est pratiquée de manière trop intensive et risque de devenir une drogue. 

Le Dr Aviel Goodman, psychiatre américain, a fait émerger le concept de la bigorexie en 1990 et l’a décrit comme étant : « un besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives, et ce malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique et sociale ». 

Il existe d’importants risques notamment de blessures, de fatigue, de troubles alimentaires ou d’un éventuel éloignement de l’entourage, dû à cette addiction. 

L’activité physique entraine la libération d’endorphines qui provoque un bien-être physique et mental. Les endorphines peuvent, néanmoins, entrainer un désir compulsif de recherche permanente de ce bien-être, procuré par l’activité physique. C’est à ce moment que cela peut devenir une addiction. 

Toute personne pratiquant une activité physique est soumise à la sécrétion d’endorphine. Les professionnels comme les amateurs peuvent être touchés par ce phénomène.

Ce sont les activités physiques d’endurance (course à pied, athlétisme, natation…) qui favorisent le plus la sécrétion d’endorphine. 

A cette explication biochimique, on peut ajouter une explication psychologique qui peut entrainer l’apparition de cette pathologie. Certaines personnes pratiquant une activité physique régulière peuvent ressentir le besoin de combler un vide affectif, de résoudre un complexe physique ou d’avoir une volonté de repousser sans cesse ses limites pour avoir une meilleure estime de soi. 

La bigorexie, comme tout type d’addiction est souvent détectée par l’entourage, ou bien lors d’une consultation médicale. 

Pour lutter contre cette pathologie, il faut consulter un spécialiste des addictions comportementales, et différents professionnels tels que des psychologues ou des nutritionnistes. 

L’activité physique est donc importante pour garder la forme, mais cela reste, comme toutes les bonnes choses, à pratiquer avec modération. 

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