Les causes de l'anxiété diffèrent d'une personne à l'autre. Il existe des susceptibilités individuelles génétiques et psychologiques. Certains traits de personnalité ou certaines histoires de vie peuvent être en cause dans l'apparition d'une anxiété. Il n'est pas rare de retrouver des antécédents de conflits familiaux, d'anxiété intrafamiliale, ou encore des traumatismes affectifs, dans l'histoire de la personne anxieuse. Une cause de l'anxiété réside dans la peur, plus ou moins consciente, de revivre une expérience douloureuse passée. Ce vécu, imprimé psychiquement, amène la personne à redouter la répétition de l’expérience et à l’anticiper, ce qui entretient sa peur et sa tension nerveuse et physique, voire conduit à la crise. Par exemple, chez une personne qui a déjà déclenché une crise de panique, la simple sensation de boule de gorge peut réactiver la crainte de la reproduction de cette crise et du coup la reproduire, comme par auto-conditionnement, basé sur des expériences passées.

Certaines personnes sont atteintes d’un trouble anxieux et d’autres pas, même si tout le monde porte en soi le potentiel pour développer un trouble anxieux. Les causes de l'anxiété pathologique sont mal connues, multiples, on constate néanmoins que certaines personnes sont plus sujettes à l'anxiété que la moyenne. Les facteurs sociaux jouent un rôle important (par ex : des parents hyper anxieux auront tendance à transmettre leurs propres inquiétudes à leurs enfants, des traumatismes psychologiques de l'enfance ou de l'âge adulte sont souvent un événement déclenchant.

La vulnérabilité biologique

Certaines personnes réagissent avec anxiété plus rapidement, de façon plus extrême aux stimuli de leur environnement, du fait d’un système nerveux plus fragile et de caractéristiques génétiques. Elles qualifient les situations comme plus dangereuses que la plupart de gens. Si on a des membres de sa famille qui souffrent d’un trouble anxieux, le risque que d’en développer aussi est accru. Il semble toutefois que l’influence des facteurs génétiques est plus faible que l’influence des facteurs environnementaux.

Les facteurs environnementaux

Cette catégorie concerne aussi bien les situations auxquelles les personnes sont confrontées que leur personnalité et leurs propres réactions et face à ces situations.

  • L’anxiété peut être apprise, acquise : On peut devenir anxieux face à une situation qui ne nous rendait pas anxieux initialement, mais à l’exposition- répétée ou non- de laquelle, on finit par le devenir. Par généralisation, d’autres situations ultérieures semblables, voire peu semblables pourront occasionner de l’anxiété, voire déclencher une crise de panique.
  • l’anxiété générée par un trauma ou événement bouleversant : Un trauma (maltraitance, accident…) peut faire que les gens soient anxieux ou éprouvent de l’anxiété dans certaines situations.

Les périodes de sevrage (alcool, tabac…) ont aussi un effet sur l’anxiété. Les femmes sont plus sujettes aux troubles anxieux : environ deux fois plus d’épisodes d'anxiété pathologique que les hommes. L’impact des expériences passées est un facteur dans la mise en place pérenne des mécanismes de l’anxiété : outre la prédisposition individuelle à l’anxiété, commune à tous, un premier événement est souvent nécessaire : sa survenue aura naturellement déclenché un lien avec l’anxiété, mais cela ne mènera pas automatiquement ensuite la personne à l’anxiété : selon la façon dont la personne aura géré cette première situation et les résultats obtenus, elle envisagera des situations analogues ultérieures différemment : cela peut alimenter une anxiété « saine» qui l’accompagne ponctuellement sans qu’elle soit gênée dans sa vie, ou au contraire qu’elle éprouve une anxiété pathogène

Anxiété et autres maladies

certaines maladies s'accompagnent régulièrement d'anxiété : dépression, hypoglycémie, hyperthyroïdie, certaines insuffisances cardiaques, certains déficits en vitamines

En cas d’urgence absolue (pulsions suicidaires), vous pouvez utiliser tous les numéros d’urgence : SAMU -15, Pompiers -18 ou Gendarmerie/Police -17. L’arrêt de la Cour de cassation du 6 octobre 2011 stipule qu’aucun refus de soin n’est opposable en cas d’urgence médicale. En cas d’impossibilité réelle, le médecin a l’obligation d’adresser le malade à un confrère.

Pour aller plus loin