Vous souffrez d’un syndrome prémenstruel violent ? Selon une étude récente, une infection sexuellement transmissible (IST) pourrait en être la cause.

Syndrome prémenstruel : qu’est-ce que c’est ?

Le syndrome prémenstruel implique une panoplie de symptômes physiques, émotionnels et comportementaux qui surviennent généralement à la fin de la phase lutéale du cycle menstruel, c’est-à-dire environ une semaine avant l’arrivée des règles, pour disparaître à la fin de celles-ci. Ce trouble affecterait trois quarts des femmes en âge de procréer et se caractérise par une intensité qui altère considérablement la vie personnelle, sociale et professionnelle.

Symptômes du syndrome prémenstruel

Le syndrome prémenstruel se manifeste par des symptômes à la fois somatiques et psychologiques. Au niveau physique, il se caractérise notamment par une sensibilité et des douleurs aux seins, une rétention d’eau, un gain de poids, de l’acné, des ballonnements et un sentiment de léthargie ou de fatigue. Les manifestations psychiques incluent quant à elles, l’irritabilité, la dépression, les sautes d’humeur, l’insomnie ainsi qu’un appétit plus prononcé accompagné de fringales spécifiques.

Un lien entre le syndrome prémenstruel et les IST ?

A ce jour, les causes sous-jacentes du syndrome prémenstruel restent encore un mystère. Toutefois, selon des travaux publiés par des chercheurs de l’Université d’Oxford en 2018, la présence d’infections sexuellement transmissibles chroniques exacerberait les symptômes négatifs de ce trouble.

L’étude britannique a été réalisée sur près de 35 000 femmes qui ont été interrogées sur l’application « Clue ». Il leur a été demandé si elles avaient déjà été diagnostiquées avec une IST. Si cela avait été le cas, la question était de savoir si elles avaient été traitées. Ces données ont été combinées avec des informations concernant leur cycle menstruel (saignements, douleurs, état émotionnel et utilisation de contraceptifs).

L’importance du diagnostic d’une infection sexuellement transmissible

Les résultats de l’analyse ont montré que les femmes souffrant d’une IST (papillomavirus, chlamydia, herpès…) avaient deux fois plus de risques de présenter des symptômes négatifs du syndrome prémenstruel, ceux-ci incluant des maux de tête, des crampes, ainsi qu’un sentiment de tristesse et une sensibilité émotionnelle. Les femmes ayant reçu un traitement pour leur IST ont témoigné d’une baisse considérable des symptômes psychiques du syndrome prémenstruel, bien que cela n’ait pas eu d’influence sur les manifestations physiques.

Prévention : se faire dépister régulièrement

Les résultats de cette étude soutiennent l’idée que les symptômes du syndrome prémenstruel peuvent être aggravés par la présence d’une infection sexuellement transmissible non diagnostiquée. Il faut noter que les IST sont la cause principale d’infertilité au monde. La majorité des IST étant asymptomatiques, il est essentiel de se faire dépister régulièrement, notamment après une prise de risque (ex : rapports sexuels non protégés) mais aussi en vue d’une éventuelle grossesse.

Le dépistage peut être réalisé par prise de sang, frottis vaginal ou prélèvement urinaire. Il arrive que les symptômes apparents d’une IST puissent être suffisants au diagnostic. Pour se faire dépister, rendez-vous chez votre médecin, dans un centre de planning familial ou dans un centre de dépistage.

Julija Meilunaite, rédactrice

Rédactrice WEB et auteure de livres

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