Lupus : une pathologie aux visages multiples

Le lupus est une maladie auto-immune chronique qui peut se manifester de manière différente selon les individus. Nous aborderons ici sa forme la plus courante qui est le lupus érythémateux systémique (ou disséminé).

Lupus : quelques explications

Le lupus se manifeste lorsque le système immunitaire d’un individu s’attaque aux cellules de son propre organisme. On le nomme lupus systémique ou disséminé car l’inflammation peut atteindre plusieurs parties du corps dont la peau, les articulations, le sang, le cœur, les poumons, les reins et le système nerveux. La pathologie se traduit notamment par la présence d’anticorps antinucléaires (anticorps qui s’attaquent aux constituants du noyau des cellules de l’organisme, dont l’ADN natif). Les symptômes peuvent varier d’une personne à une autre mais aussi ressembler à ceux d’une autre maladie, c’est pourquoi le diagnostic n’est pas toujours évident à poser. Bien qu’il n’y ait pas de remède curatif pour le lupus, certains traitements peuvent aider à contrôler les symptômes.

Les symptômes du lupus

Le lupus peut se manifester différemment selon les personnes. Les symptômes peuvent apparaître de manière soudaine ou se développer lentement, être légers ou sévères, temporaires ou permanents. La maladie se caractérise par une alternance de périodes de poussées (où les symptômes empirent pendant un certain temps) et de périodes de rémission. La manifestation de la pathologie dépend des parties du corps touchées. Les symptômes les plus courants incluent : fatigue, fièvre, douleurs dans les articulations, éruption en « aile de papillon » sur le visage ou des éruptions sur une autre partie du corps, photosensibilité, syndrome de Raynaud, essoufflement, douleurs thoraciques, sécheresse oculaire, maux de tête, confusion et perte de mémoire.

Causes et facteurs de risque

Le lupus se manifeste par un dérèglement immunitaire qui correspond à la production d’auto-anticorps antinucléaires (AAN) et d’une variété de lymphocytes (globules blancs) par le système immunitaire. Ceux-ci sont responsables de réactions inflammatoires et de lésions sur différents tissus. Les causes de ce dérèglement restent, à ce jour, inconnues. Cependant, il a été établi que plusieurs éléments peuvent favoriser la maladie. Tout d’abord, on retrouve des facteurs hormonaux. C’est une maladie qui touche principalement les femmes (90 % des cas) et débute le plus souvent lorsqu’elles sont en âge de procréer. La grossesse peut également déclencher un lupus qui ne s’était pas encore manifesté. Il existe parfois une prédisposition génétique (10 % des cas). L’apparition du lupus peut aussi se déclencher suite à la prise de certains médicaments mais les symptômes disparaissent le plus souvent à l’arrêt du traitement. Enfin, des facteurs environnementaux peuvent entrer en jeu, incluant l’exposition au soleil (rayons UV), une infection virale ou le tabagisme.

Quels traitements pour le lupus ?

L’objectif principal du traitement contre le lupus est de diminuer l’inflammation et de maîtriser les symptômes. En traitement de fond, ce sont généralement des antipaludéens de synthèse qui sont prescrits (hydroxychloroquine ou chloroquine) et ce, dans la majorité des formes du lupus sauf s’il existe une contre-indication (atteinte de la rétine ou allergie). D’autres médicaments sont également utilisés en fonction du type d’organe touché. Il peut s’agir d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, d’immunosuppresseurs ou de corticostéroïdes. Chaque individu présentant des symptômes de la maladie différents, il est essentiel d’élaborer la combinaison de médicaments de manière spécifique pour chaque cas.

Julija Meilunaite, rédactrice

Rédactrice WEB et auteure de livres

Rédactrice WEB et auteure de livres

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