La pratique d'une activité sportive régulière permet de prévenir la survenue de troubles anxieux et d'états dépressifs à tout âge, de lutter contre le stress, d'améliorer les capacités intellectuelles et de réduire le risque d'apparition de la maladie d'Alzheimer.

Raisons physiques, psychologiques et sociales

La pratique régulière d'un sport améliore la condition physique en augmentant le tonus et le volume musculaire, en renforçant le cœur et la capacité respiratoire, en permettant un meilleur équilibre du diabète, en régulant la tension artérielle, etc. Se rendre compte qu'avec la pratique sportive, la santé s'améliore, que tous les gestes de la vie quotidienne sont facilités, que les escaliers sont montés sans essoufflement, que la résistance à la fatigue augmente... et avoir un sommeil de meilleure qualité, voilà déjà des éléments qui participent à l'amélioration du moral et fournissent des arguments indéniables pour "bouger".

Par ailleurs, le temps même durant lequel est pratiquée l'activité physique est un moment privilégié où les soucis sortent plus facilement de la tête. C'est un moment de "distraction" au vrai sens du terme. Marcher avec un ami, sentir la nature vibrer, se concentrer sur un exercice, percevoir des sensations nouvelles dans ses jambes, dans son corps... Tout cela contribue à lever le stress, à lâcher ses tensions, au moins durant le temps de l'exercice. La sensation de bien-être perçue pendant l'exercice permet, le plus souvent, l'entrée dans un cercle vertueux. La santé est meilleure, l'humeur s'en ressent et le besoin de prolonger cet état s'installe.

Quand la pratique d'une activité sportive devient régulière, de nouvelles sensations positives nous envahissent : une sensation de compétence, de meilleure maîtrise de son corps, une nouvelle estime de soi, le plaisir des relations sociales, une autre appréciation de sa place dans la société, une meilleure réaction aux stress de la vie...

Pour apporter tous ces bienfaits, la pratique du sport doit évidemment se faire dans une ambiance agréable, conviviale, en dehors de toute contrainte ou sensation négative liée à une obligation.

Raisons physiologiques

L'activité physique entraîne des modifications biochimiques de l'organisme : l'activité des muscles déclenche des réactions en chaîne qui ont une influence sur la neurochimie cérébrale. Ceci explique en partie les modifications du comportement liées à la pratique sportive, notamment la diminution de l'anxiété. Les effets de l'activité physique découlent de différents mécanismes : action sur le métabolisme des neuromédiateurs, action endocrinienne, action sur le débit sanguin cérébral, action sur la neurogénèse cérébrale et action de l'endorphine.

Au bout d'une demi-heure de pratique d'une activité sportive d'intensité modérée à soutenue (50 à 70% de la fréquence cardiaque de réserve), principalement une activité d'endurance telle que le jogging, la natation, le vélo, le ski de fond, le cardio-training..., le corps sécrète une substance appelée endorphine. L'endorphine, surnommée l'hormone du bonheur a des caractéristiques proches de l'opium. Par son effet antalgique, elle supprime ou atténue les douleurs musculaires ou tendineuses. L'endorphine a également une action anxiolytique, elle réduit les émotions négatives, diminue considérablement le stress. Elle est aussi responsable de ce que les sportifs appellent le "second-souffle". C'est un état d'euphorie provoqué par la submersion de l'organisme par l'endorphine. Le sportif a une impression de flottement, de légèreté, d'harmonie, de puissance... Cet état de bien-être, que certains qualifient d'état de grâce dure parfois plusieurs heures après l'arrêt de l'effort.

Par ailleurs, l'endorphine en ralentissant le rythme cardiaque a aussi un effet antifatigue.

entrainement-sportif.fr/endorphine

Cette envie de retrouver la sensation de bien-être extrême pousse parfois les sportifs à une pratique excessive allant jusqu'à l'addiction. Il a été montré que cet état de dépendance n'est pas identique au mécanisme de l'addiction à l'opium car l'endorphine naturelle est rapidement détruite dans l'organisme.

L’autre substance participant à la sensation de bien-être,la dopamine, est surnommée "hormone de la récompense". Elle est synthétisée dans les neurones à partir d'un acide aminé, la tyrosine et a une fonction de neurotransmission, c'est-à-dire de transmission d'une information d'une cellule nerveuse à une autre. Sa production est augmentée par l'exercice physique

La dopamine joue un rôle dans le comportement, les fonctions motrices, le sommeil, la mémorisation et la cognition et intervient dans le circuit de la motivation. Sa libération dans l'organisme et son action sont favorisées par l'imprégnation préalable par l'endorphine. La dopamine provoque la sensation de plaisir en relation avec l'idée d'une récompense à venir. Un niveau élevé de dopamine stimule la motivation et permet de continuer l'effort.

A côté de l'augmentation de ces substances procurant du bien-être, le sport favorise la diminution des hormones du stress que sont le cortisol et les catécholamines.

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