Le but d’un prélèvement vaginal est, la plupart du temps, de déterminer si une personne souffre d’une infection génitale en prélevant des sécrétions génitales. Le point sur cet examen médical, son déroulement, ainsi que l’interprétation de ses résultats.

Prélèvement vaginal pour déceler une infection

L’objectif d’un prélèvement vaginal est généralement de déceler une éventuelle infection génitale. Il peut s’agir d’une IST (infection sexuellement transmissible), d’une mycose ou d’une vaginose. Cet acte médical peut également être utilisé dans le cadre d’une grossesse afin de rechercher des bactéries à haut risque d’infection pour le nouveau-né. Dans le cas du Streptococcus agalactiae, le prélèvement est recommandé entre 34 et 38 semaines d’aménorrhée.

Le frottis du col de l’utérus pour dépister un cancer

Un prélèvement vaginal peut également être réalisé à titre préventif, dans le cadre du dépistage du cancer du col de l’utérus. Une fois le prélèvement réalisé, il est transmis à un laboratoire d’anatomopathologie afin que les cellules prélevées puissent être étudiées. Quelques jours plus tard, le médecin peut prendre connaissance des résultats et contacter sa patiente pour les lui communiquer.

Pourquoi effectuer un prélèvement vaginal ?

Il est conseillé de réaliser un frottis du col de l’utérus tous les trois ans dans un but préventif. D’autre part, il est recommandé de réaliser un prélèvement vaginal dans le cas où vous éprouveriez des symptômes pouvant être liés à une vaginite (infection vaginale). Parmi eux on retrouve : des pertes blanches (leucorrhées) malodorantes ou d’un aspect anormal, des démangeaisons (prurit) ou des brûlures vulvaires, des rougeurs, des douleurs au cours de l’acte sexuel, des saignements inhabituels ou des brûlures au cours de la miction.

Comment se déroule prélèvement vaginal ?

Lors d’un prélèvement vaginal, la patiente est allongée sur la table d’examen, les pieds placés dans des supports appelés étriers. Le médecin introduit alors un spéculum dans le vagin pour maintenir les parois écartées. L’étape suivante est l’introduction d’un écouvillon qui permet de recueillir les sécrétions. Celles-ci seront ensuite analysées par microscope et s’en suivra une recherche d’agents pathogènes pouvant être à l’origine d’une vaginite.

Comment lire les résultats du test ?

Les résultats du prélèvement vaginal peuvent être difficiles à interpréter. Voici quelques explications :

·         Le pH peut être un bon indicateur d’une infection. S’il est supérieur à 4,5, il s’agit d’une trichomonase ou d’une vaginose. S’il est inférieur à 4,5, soit tout est normal, soit il s’agit d’une candidose (pH à 4).

·         Les cellules épithéliales sont assez nombreuses dans le cas des vaginites et peuvent être très nombreuses s’il s’agit d’une cervicite (inflammation du col).

·         Dans le cas d’une infection bactérienne, la bactérie en question sera indiquée comme étant présente (ex : Trichomonas vaginalis, Gardnerella vaginalis…). Il en est de même dans le cas d’une mycose (Candida albicans).

·         Le nombre de leucocytes permet de déterminer l’intensité de la réaction inflammatoire. Un taux élevé est signe d’infection.

·         Dans un prélèvement vaginal normal, la flore de Döderlein (flore vaginale) doit être dominante.

Julija Meilunaite, rédactrice

Rédactrice WEB et auteure de livres

Rédactrice WEB et auteure de livres

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