Prise en charge de la canne et d’autres dispositifs médicaux par la Sécurité Sociale en France

Il existe plusieurs matériels médicaux de maintien à domicile qui sont pris en charge par la sécurité sociale, sous réserve de disposer d’une prescription médicale. La canne fait partie de ces dispositifs. C’est un outil d’aide à la marche, permettant de limiter le risque de chutes, en assurant un certain équilibre et en apportant un soutien supplémentaire.

La canne : une aide à la mobilité

La canne est un dispositif très utile pour les personnes à mobilité réduite. Elle permet notamment de conserver une certaine autonomie en rassurant l’individu et en l’aidant à garder un certain équilibre. Le risque de chute est alors limité, ce qui est un véritable avantage pour les personnes âgées pour lesquelles cela représente une véritable problématique. La canne peut aussi soulager des douleurs éprouvées dans les jambes et/ou dans le dos. Ce sont le plus souvent les personnes qui ont un handicap ou qui éprouvent des difficultés à se mouvoir qui ont recours à une canne. Elle peut être utilisée notamment dans le cas de douleurs aux jambes ou aux hanches, de problèmes d’équilibre ou encore, de troubles articulaires ou musculaires. Un grand nombre de pathologies telles que la maladie de Parkinson, l’insuffisance cardiaque ou des séquelles d’un accident vasculaire cérébral peuvent nécessiter le recours à une canne.

La canne sur ordonnance

Avec l’âge, la marche et l’équilibre ont souvent tendance à se dégrader. Sachant que le vieillissement de la population est aujourd’hui un phénomène touchant le monde entier, de plus en plus de personnes risquent de se retrouver dans le besoin d’utiliser une canne. Le nombre de prescriptions devrait ainsi augmenter peu à peu. Certains tests sont nécessaires pour évaluer le besoin de ce dispositif. C’est le kinésithérapeute qui peut se charger de délivrer une telle ordonnance. D’après l’arrêté du 9 janvier 2006 fixant la liste des dispositifs médicaux que les masseurs-kinésithérapeutes sont autorisés à prescrire, la canne fait partie des matériels médicaux dont on peut bénéficier sous ordonnance. Elle peut alors être remboursée par l’Assurance maladie sur une base forfaitaire. 

Comment marcher avec une canne ?

Lorsque l’on bénéficie d’une canne, il est important de savoir s’en servir afin d’éviter de se blesser. Pour une canne simple, il faut tout d’abord la tenir du côté où l’on a le plus de force. Si vous éprouvez des douleurs à la jambe ou à la hanche, la canne devrait être tenue du côté sain afin de réduire la pression sur le côté qui vous fait mal. De même, la canne et la jambe qui s’y oppose (celle dans laquelle vous éprouvez des douleurs ou une faiblesse) devraient être avancées en même temps. Si jamais vous devez monter des escaliers, c’est la jambe saine qui devrait être montée en premier. Ensuite, vous pouvez avancer la jambe opposée ainsi que la canne, sur la même marche. En descendant, ce sera l’inverse. Il vous faudra descendre votre jambe plus faible et votre canne en premier sur la marche, puis avancer l’autre jambe.

Autres dispositifs médicaux remboursés

La canne n’est pas le seul matériel médical remboursé et leur nombre augmente constamment. Parmi les aides à la déambulation, on retrouve également les béquilles et les déambulateurs. Cependant, la liste ne s’arrête pas là. Voici les autres dispositifs médicaux que les médecins peuvent prescrire :

  • Soulève-malades, potences : indiqués pour les personnes qui ne peuvent pas tenir debout (paraplégiques, tétraplégiques, personnes âgées…)
  • Les matelas d’aide à la prévention des escarres : ils permettent de réduire la pression exercée sur les points d’appui (coudes, talons…)
  • Les coussins participant à la prévention des escarres
  • Cerceaux et barrières de lit : pour garantir la stabilité et la sécurité du patient
  • Fauteuils roulants à propulsion manuelle : la durée de location doit être inférieure à trois mois
  • Attelles destinées à la correction orthopédique
  • Ceintures de soutien lombaire et bandes ceintures : soulagent le mal de dos et limitent notamment les risques de lombalgie
  • Bandes et orthèses de contention : destinées à immobiliser une partie du corps
  • Appareils d’électrostimulation périnéale : pour traiter l’incontinence urinaire
  • Dispositifs pour recueillir les urines : pour faire face à l’incontinence urinaire
  • Attelles de posture et/ou de repos : dans le cas d’une fracture de la clavicule par exemple
  • Embouts de cannes
  • Talonnettes avec évidement et amortissantes : permettent notamment de soulager la douleur
  • Débitmètres de pointe : permettent de suivre l’évolution de la maladie chez une personne asthmatique
  • Pansements secs ou résistants à l’eau dans le cadre d’une balnéothérapie
Julija Meilunaite, rédactrice

Rédactrice WEB et auteure de livres

Rédactrice WEB et auteure de livres

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