Les addictions comportementales, ou "toxicomanies sans drogue" regroupent un ensemble de comportements compulsifs qui s'oppose aux addictions liées aux substances (alcool, cigarette, substances psychoactives, etc.). Le point sur ces pathologies méconnues.

L’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale INSERM définit les addictions comme « des pathologies cérébrales définies par une dépendance à une substance ou une activité, avec des conséquences délétères ». Les addictions comportementales s’opposent à celles liées à des substances.

La notion de dépendance comportementale ou "toxicomanies sans drogue" a été présentée par le professeur de psychanalyse Otto Fenichel (1945), dans son ouvrage  « Théorie psychanalytique des névroses ».

Les premiers critères précis de l’addiction ont été définis par le psychiatre américain Aviel Goodman. Selon lui, ce sont :

  • L’incapacité à s’empêcher de réaliser un certain comportement.
  • Une sensation accrue de tension juste avant de réaliser le comportement.
  • La sensation de plaisir ou de relâchement de la tension dès la réalisation du comportement.
  • La sensation de perdre le contrôle alors que le comportement est en train d’être réalisé.

Pour lui, la notion de dépendance se situe dans la relation établie (besoin, habitude, obligation, consolation) entre la personne et l’objet ou la situation.

Selon l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), les addictions comportementales, aussi désignées comme « addictions sans produit » ou « sans substances psychoactives » concernent notamment : 

  • Les jeux (de hasard, jeu vidéo), internet
  • Le travail
  • La nourriture ou sa privation
  • Les achats compulsifs
  • Le sport 
  • Les dépendances affectives, sexuelles, sectaires…. 

Dans la majorité des cas, elles sont associées à des troubles psychiques. Elles ont de conséquences sur la sphère familiale, sociale, professionnelle, financière, sans distinction d’âge, ni de classe sociale. Elles peuvent se déclarer à tout moment de l’existence et éventuellement être déclenchées par un trouble psychologique ou un choc émotionnel. 

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