Sport et maladie

Quel sport pour quelle maladie ?

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comité médical

Quelle activité physique pratiquer en cas d'arthrose ?

L'arthrose peut être améliorée par la pratique d'une activité physique modérée. Une activité physique adaptée en décharge ou sans port de charges lourdes, sans impacts répétés, renforce la musculature, améliore l'amplitude et la souplesse des articulations, participe à la réduction du surpoids tout en limitant les risques cardio-vasculaires. Il est conseillé de pratiquer des sports non violents pour les articulations comme le cyclisme, la natation, la marche aquatique, la randonnée, le yoga, la gymnastique douce. Ils doivent être choisis en fonction de la zone atteinte par l’arthrose et après avis médical. Ces activités améliorent les capacités fonctionnelles et diminuent les douleurs associées à la maladie.

Quelles sont les activités physiques et sportives à éviter en cas d'épilepsie ?

L'amélioration de la condition physique participe à la réduction de la fréquence des crises d'épilepsie. L'activité physique ne doit cependant pas être pratiquée en cas de fatigue, manque de sommeil, chaleur importante, apport insuffisant en sucres. Les activités interdites en raison du haut risque d'accident en cas de crise sont  la plongée, la planche à voile, l'alpinisme, les sports aériens, les sports mécaniques. Un patient bien contrôlé et surveillé peut pratiquer athlétisme, gymnastique, randonnée en groupe. Le jogging et les sports collectifs sont particulièrement recommandés. L'entourage doit connaître les gestes à faire en cas de crise.

COURRIER DES LECTEURS
Depuis son infarctus mon ami a peur de reprendre une activité physique et sportive.
Il est habituel que la personne ayant eu un infarctus craigne de prendre des risques après son accident cardiaque. Pourtant, la reprise d'une activité physique est volontiers recommandée pour prévenir la récidive. Elle permet de renforcer le muscle cardiaque, d'améliorer la circulation sanguine... et le moral. Elle réduit également les facteurs de risque cardiovasculaire comme l'hypertension artérielle, le surpoids, l'augmentation des triglycérides et de la glycémie. La réadaptation au sport doit être très progressive, surveillée et encadrée par un cardiologue ou un centre de réadaptation cardiaque. Il est indispensable de prévoir un temps d'échauffement (10 min) en début de séance et un temps de récupération (10 min) après, d'éviter les efforts intenses, de contrôler sa fréquence cardiaque pendant l'effort et de stopper l'activité en cas de signe d'alarme (douleur dans la poitrine, malaise, essoufflement inhabituel...)Le niveau d'activité proposé varie selon les habitudes antérieures (sportif ou non), les éventuelles pathologies associées, l'âge, les capacités du patient... Les sports violents (boxe, rugby, squash...) sont déconseillés.
Mon père souffre de bronchite chronique, doit-il limiter ses efforts pour éviter l'essoufflement ?
Cette maladie, désormais appelée broncho-pneumopathie chronique obstructive ou BPCO, est une atteinte chronique des poumons et des bronches principalement liée au tabac ou à des causes environnementales (fumées, solvants, poussières de ciment, pesticides...). Elle entraîne une toux grasse, des difficultés respiratoires et une réduction des capacités physiques.

Associée à l'arrêt du tabac et à un traitement médicamenteux, une activité physique régulière et adaptée permet de ré-entraîner le système cardio-respiratoire et les muscles et également de diminuer le surpoids, cause supplémentaire de gêne respiratoire. Sous contrôle médical, le réentraînement à l'effort par la marche, le vélo d'appartement, la gymnastique respiratoire améliore nettement les capacités respiratoires et la qualité de vie.
Je suis atteinte d'artérite des jambes, quelle activité puis-je pratiquer ?
L'artérite des membres inférieurs est un rétrécissement ou une obstruction des artères des membres inférieurs par des dépôts composés notamment de cholestérol (plaque d'athérome). Les principaux facteurs de risque de cette affection sont le tabac, le diabète et l'hypercholestérolémie. Cette atteinte des artères conduit à une réduction des apports de sang aux muscles entraînant des douleurs et une gêne à la marche (claudication intermittente).

L'exercice physique améliore la capacité de marche en favorisant la création de vaisseaux collatéraux et en renforçant la paroi des artères. La marche, 3 à 5 fois par semaine, au minimum 30 minutes par séance améliore nettement la qualité de vie.

Pour aller plus loin