Le bonheur, tout le monde le cherche, et chacun en a sa propre conception. Mais savez-vous ce qu'en dit la psychologie ? Répondez aux cinq questions du quiz et faites le point sur vos connaissances. Attention, certaines questions ont plusieurs bonnes réponses !
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  1. Les dimensions du bonheur : Le bonheur, c’est fait de quoi ?

    Enfant mangeant des framboises

    Le bonheur s’articule autour de deux dimensions : le bonheur hédonique  qui se réfère aux plaisirs éprouvés, ce que l’on aime faire et dont on tire une satisfaction immédiate évidente ;  et le bonheur eudémonique se rapportant au sens que l’on donne à sa vie : ses objectifs, ses attentes, ses croyances. On considère que chaque individu contient ces deux dimensions dans une proportion variable  de 2/3 hédonisme et 1/3 eudémonisme. 

  2. La consistance du bonheur : Quels sont les ingrédients essentiels au bonheur ?

    Dîner en famille

    Les voies du bonheur cumulent une vie agréable, engagée et pleine de sens. Les composantes essentielles du bonheur sont désignés sous l’acronyme PERMA. C’est la base essentielle de la théorie du bien-être. Sans ces éléments, il semble difficile d’être heureux. Ainsi, le bonheur se compose de l’expérience d’émotions Positives ;  d’Engagement ou d’implication totale dans une activité ; de ses Relations positives qu’elles soient intimes, familiales ou proches ; du sens que l’on donne à sa vie (en anglais Meaning), c’est à dire se lier à quelque chose de plus grand que soi ; et de Réalisations, c’est-à dire de l’Accomplissement d’objectifs, aussi minimes soit-ils lesquels aident à construire l’estime de soi et renforcent la confiance en soi.

  3. La valeur du bonheur : Pourquoi est-ce une bonne chose d’être heureux ? Quels bénéfices ?

    Amies âgées

    Les bénéfices du bonheur sont multiples. Outre les sensations agréables et accroissement de la sociabilité, on compte une amélioration de la santé, des chances de réussite, et de la maîtrise de soi. Ainsi qu’un renforcement de la créativité et l’originalité de la pensée. Les gens heureux persistent plus longtemps dans une tâche qui n’est pas très agréable en soi et gèrent plus facilement plusieurs activités à la fois. Quant à la santé physique, le bonheur est réputé pour avoir un effet bénéfique sur le fonctionnement du système immunitaire et nous protège même d’un rhume ! Plus fascinant encore, le bien-être est associé à la longévité. Une étude à analysé les lettres de candidature de jeunes filles de 18 ans souhaitant entrer dans les ordres. Cette étude se concentrait sur l’expression du bonheur dans les lettres. (Notons que toutes ces jeunes filles avaient des modes de vie modérés, très similaire –ni tabac, ni alcool, une alimentation équilibrée et une activité professionnelle d’institutrice). Les résultats indiquaient que le bonheur exprimé dans ces lettres, dès l’âge de 18 ans, prédisait la durée de vie. A l’âge de 85 ans, 90% des nonnes dont le bonheur se situait dans le quart supérieur étaient encore en vie, par rapport au 34% de celles qui étaient le moins heureuses. Même à l’âge de 94 ans, plus de la moitié (54%) des nonnes les plus heureuses étaient vivantes, alors que seulement 11% de celles dont le bonheur se situait dans le quart inférieur l’étaient encore. Aussi, le bonheur peut vous faire gagner 9,4 années de vie. 

  4. La mesure du bonheur : inné ou acquis ?

    Femme volant avec des ballons

    Le principal obstacle au bonheur est « l’habituation hédonique » c’est à dire qu’on s’habitue à son bonheur. Or, dès lors que l’on s’y adapte, on ne peut plus bénéficier de ses effets positifs. Il est toutefois possible d’interférer dans cette course hédonique afin d’en réduire l’adaptation en veillant à être plus attentif aux évènements et émotions positifs (afin de ne pas les tenir pour acquis), en privilégiant la nouveauté et en diversifiant les expériences. Ainsi, notre bien-être dépend beaucoup plus de nos attitudes, des choses que nous décidons de remarquer et de prendre en compte, de nos intentions et nos pratiques délibérées. Le trio gagnant : Attention, nouveauté et diversité.

  5. Le piège et ses remèdes du bonheur : Pouvons-nous accroître notre bonheur ?

    Homme riant

    Il est possible d’augmenter son niveau de bonheur par des activités intentionnelles. Si le bonheur était une tarte : 40% représentent la part de bonheur qu’il est en notre pouvoir de changer, quels que soient notre héritage génétique (50% de la tarte) ou des circonstances de notre vie (situation géographique, type de travail, situation matrimoniale…) qui en représentent seulement 10%. Le bonheur n’est donc pas figé. Chacun possède en lui la capacité réelle de modifier son niveau de bonheur de manière durable et efficace via des pensées, comportements ou activités volontaires. Par ailleurs, conjugués à la plasticité du cerveau, cela permet l’émergence de nouveaux liens neuronaux, et même la création de neurones complètement neufs ! 

Ilona Boniwell

Professionnelle renommée en Psychologie Positive, à la direction de la société de conseil Positran qui œuvre à la transformation positive par la psychologie.

Professionnelle renommée en Psychologie Positive, à la direction de la société de conseil Positran qui œuvre à la transformation positive par la psychologie.

Saphia Larabi

Chargée de transformation, formation et communication, au sein de Positran.

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