Des chercheurs de l’université de Californie ont mis au point un nouveau type de prothèse rétinienne électronique afin de restaurer la vue.

Grâce à la présence de nanofils de silicium et d’un système sans fil (Wifi), les chercheurs ont pu restaurer la capacité de la rétine à capter la lumière. Cette expérience a été réalisée au cours d’une étude in vitro sur la rétine de rats transgéniques. Concrètement, les chercheurs ont implanté les nanofils de silicium sous la rétine de rats transgéniques (rhodopsine P23H), utilisé comme modèle de la dégénérescence rétinienne. Ce projet a été mené en collaboration par l’université de Californie et la start-up Nanovision Biosciences Inc. (La Jolla, San Diego).

Afin de mieux comprendre comment fonctionne cette nouvelle prothèse, il faut s’intéresser plus spécifiquement à ses deux composants : les nanofils de silicium et le dispositif sans fil.

Les nanofils de silicium ont la propriété de capter la lumière et d’induire un signal électrique qui stimule la rétine. Cela permet à la nouvelle prothèse d’avoir une résolution plus importante que les modèles existants, lesquels ne dépassent actuellement pas le seuil de cécité (20/200). De plus, grâce au couplage avec la technologie sans fil Wifi, les données sont transmises très rapidement et avec une perte minime de puissante énergétique (10 % de perte uniquement). De ce fait, l’appareil ne s’échauffe que très peu. Enfin, contrairement aux concurrents, aucun capteur externe de vision n’est nécessaire. Autrement dit, les nanofils prennent la place des cônes et des bâtonnets de la rétine, respectivement impliqués dans la vision des détails et des couleurs, et la vision dans la pénombre. A noter que le dispositif est également capable de recycler l’énergie électrostatique présente dans l’appareil.

Beaucoup de paramètres restent encore à régler, cependant les tests sur le modèle animal ont déjà commencé et si tout se passe bien, les tests cliniques devraient suivre. Ainsi, rendre la vue aux personnes souffrant de dégénérescence rétinienne sévère pourrait donc devenir possible dans un futur plus ou moins proche.

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