Chien d’assistance et femme d'âge mur en fauteuil roulant

Sclérose en plaques : quelle prise en charge ?

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui touche le système nerveux central. A ce jour, il n’existe aucun traitement curatif de cette pathologie. Cependant, les symptômes peuvent être considérablement atténués par certains médicaments et la progression de la maladie peut être ralentie. Il est important de commencer le traitement aussi tôt que possible afin d’augmenter ses chances d’avoir moins de poussées.

Qu’est-ce que la sclérose en plaques ?

Etant une maladie auto-immune, la sclérose en plaques (SEP) se traduit par une attaque des cellules de l’organisme par le système de défense de celui-ci. Cette pathologie en particulier ne touche que le système nerveux central, incluant l’encéphale et la moelle épinière. La maladie se traduit par divers troubles touchant notamment la motricité, l’équilibre et la vision. Ceux-ci peuvent conduire à un handicap après un certain temps. La SEP se manifeste habituellement par poussées dont le nombre varie selon la personne. Elle peut également évoluer en continu.

Une maladie qui touche principalement les jeunes adultes

La sclérose en plaques est une pathologie qui apparaît chez le jeune adulte et correspond à la première cause de handicap sévère non traumatique chez les trentagénaires. Elle débute généralement durant la trentaine mais dans de très rares cas, elle peut également apparaître chez des enfants.  En France, ce sont environ 80 000 personnes qui sont victimes de cette maladie qui touche deux fois plus de femmes que d’hommes.

Des mécanismes auto-immuns complexes

La pathologie se traduit par des réactions inflammatoires qui auront pour conséquence la destruction localisée de la myéline. La myéline est une gaine entourant les fibres nerveuses. Son but est de protéger celles-ci et d’améliorer la transmission des influx (messages) nerveux. La sclérose en plaques correspond à une attaque des cellules qui sont censées synthétiser cette gaine, créant des lésions dures et épaisses dans le système nerveux central. L’aspect scléreux de ces lésions (plaques) donne son nom à la pathologie. En fonction de l’importance et de la localisation des plaques, les messages passant par le système nerveux pourront se retrouver perturbés.

Quels enjeux pour les traitements ?

Bien que la recherche progresse de jour en jour sur la sclérose en plaques, il n’existe pas encore de traitement définitif pour vaincre cette maladie. Cependant, elle peut être prise en charge pour améliorer la qualité de vie des patients. Des professionnels de santé devront alors définir les meilleures options pour l’individu touché par la maladie. Pour commencer, il faudra décider du traitement à adopter dans le cas d’une poussée. La plupart du temps, il s’agira d’administrer des corticoïdes au patient pour faire face aux symptômes en contrôlant la réaction inflammatoire. D’autre part, il faudra réfléchir à des traitements pouvant améliorer la qualité de vie des patients en atténuant les symptômes grâce à des médicaments ou une prise en charge para-clinique.  Enfin, le dernier enjeu reste de maîtriser la progression de la pathologie avec des traitements de fond qui permettront de ralentir l’évolution du handicap et diminuer la fréquence des poussées.

Où en est la recherche ?

De nos jours, des chercheurs envisagent de nouvelles stratégies immonumodulatrices en essayant notamment d’exposer le système immunitaire à des antigènes myéliniques exogènes dans le but de créer une tolérance face aux cellules à l’origine de la production de myéline. Certains antigènes se sont avérés efficaces sur les animaux. D’autre part, l’hypothèse rétrovirale est également explorée sachant qu’un rétrovirus endogène pourrait être impliqué dans la sclérose en plaques. Un essai clinique a été mis en œuvre suite à des travaux qui encouragent à penser que ce virus serait à l’origine d’une cascade proinflammatoire. Parallèlement, la remyélinisation et la neuroprotection sont mises à l’honneur car on pense qu’elles pourraient ralentir l’évolution de la maladie et la manifestation d’un handicap. Pour finir, certains scientifiques se penchent sur la flore intestinale (microbiote) des individus touchés par la sclérose en plaques. Ils pensent que sa composition pourrait avoir un impact sur l’inflammation et la régulation du système immunitaire. Sachant que c’est une hypothèse vérifiée pour d’autres maladies auto-immunes, elle pourrait aussi être d’actualité pour la SEP.

Comment vivre avec la sclérose en plaques ?

Vivre avec la sclérose en plaques est un combat de tous les jours de par la fatigue engendrée ainsi que le handicap qui peut s’installer petit à petit. C’est pourquoi il est important d’adapter son quotidien en conséquence afin de pouvoir bénéficier d’une meilleure qualité de vie. Par exemple, l’activité physique peut contribuer au bien-être des patients en participant au maintien d’une bonne hygiène de vie. Parallèlement, une alimentation saine et équilibrée peut présenter des bénéfices en réduisant la fatigue et en diminuant les complications engendrées par la pathologie. Aussi, éviter les sources de stress et se faire plaisir avec certaines activités (ex : voyages) sont également des points importants pour ne pas se perdre dans la maladie et ne pas oublier son identité. Enfin, sans s’identifier à la maladie, il est important de connaître son effet et les limitations qu’elle impose. Ainsi, n’hésitez pas à demander de l’aide à des proches ou à des professionnels pour réaliser certaines tâches ou activités qui peuvent vous sembler plus difficiles.

Julija Meilunaite, rédactrice

Rédactrice WEB et auteure de livres

Rédactrice WEB et auteure de livres

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