De véritables progrès en matière de combat contre le VIH ont été réalisés par des chercheurs récemment. En effet, ils seraient sur la piste d’un vaccin, qui, de par sa sûreté, sera prochainement testé sur quelques milliers de femmes africaines.

Point sur VIH et le SIDA

Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est un rétrovirus qui, par son mécanisme d’action, parvient à détruire les cellules immunitaires ou à bloquer leur efficacité. Les symptômes sont inexistants au début de l’infection. Toutefois, celle-ci évolue de manière à affaiblir les défenses immunitaires de l’organisme, le rendant plus vulnérable aux infections opportunistes. Le stade final d’une infection par le VIH est le SIDA (syndrome de l’immunodéficience acquise) et il peut se manifester environ 10 à 15 ans après la primo-infection. Le VIH peut se transmettre lors de rapports sexuels non protégés, par voie sanguine ou de la mère à l’enfant durant la grossesse ou l’allaitement. En 2016, près de 37 millions de personnes vivaient avec le VIH à travers le monde, avec 1,8 millions de nouveaux cas cette année-là. A ce jour, il n’existe pas de traitement curatif pour le VIH, toutefois, il est possible de le contrôler de manière efficace grâce à la trithérapie. Des études sont menées sur des vaccins thérapeutiques ou préventifs qui demeurent un véritable espoir face à cette pandémie.

Un vaccin contre le VIH testé sur 2 600 femmes

Le 6 juillet 2018, les résultats de la première phase d’un essai clinique ont été publiés dans la revue scientifique médicale britannique The Lancet. Des chercheurs sont parvenus, grâce à un vaccin expérimental, à créer une réaction immunitaire chez des patients humains et à protéger des macaques de l’infection. Sachant que ce vaccin est sûr pour l’homme, la deuxième phase de l’essai sera lancée et le test sera effectué sur 2 600 femmes africaines. Le virologue Dan Barouch, directeur de l’étude considère ces résultats comme une « étape importante », restant toutefois sur ses gardes quant à la suite des tests qui, d’après lui, pourraient ne pas être aussi satisfaisants.

Des résultats prometteurs

Les résultats de l’essai plus poussé sont à espérer pour l’année 2021 ou 2022. La première phase de l’étude avait été réalisée sur 393 adultes volontaires sains et séronégatifs recrutés de 12 cliniques d’Afrique du Sud, d’Afrique de l’Est, de Thaïlande et des Etats-Unis. Les participants ont reçu, de manière aléatoire, une des combinaisons vaccinales ou un placebo, par le biais de quatre injections réalisées sur 48 semaines. Les résultats ont montré que chacune des combinaisons était capable de générer une réponse immunitaire anti-VIH chez des individus sains et était bien tolérée, sans effets secondaires graves. Cinq participants ont eu des effets indésirables tels que des douleurs abdominales, des vertiges, des douleurs dans le dos et une diarrhée. Aucun effet plus grave ou mortel n’a été reporté. D’autre part, les chercheurs ont également testé l’efficacité des combinaisons vaccinales sur 72 macaques rhésus, face à un virus similaire au VIH qui peut infecter les singes (virus de l’immunodéficience simienne). Une forte réponse immunitaire a été notée et deux tiers des animaux vaccinés ont été totalement protégés face au virus.

Julija Meilunaite, rédactrice

Rédactrice WEB et auteure de livres

Rédactrice WEB et auteure de livres

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