En 2018, de nombreuses personnes se sont encore lancées le défi d’arrêter de fumer durant 30 jours. Cette année, plus que les deux précédentes, les participants se sont montrés motivés et toujours plus nombreux.

Le #MoisSansTabac, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit d’un collectif lancé en 2016 par un groupe de consommateurs de tabac en tous genres. L’idée étant d’arrêter de fumer ensemble et sur une période de 30 jours, afin de se motiver et de réussir à renoncer à leur addiction. D’après les spécialistes, arrêter de fumer sur une durée d’un mois multiplie par 5 les chances de sevrage.

Pour aider les fumeurs, de nombreux outils ont été mis à leur disposition, comme une application d’e-coaching, des lignes téléphoniques dédiées ou encore diverses manifestations régionales (Escape Game de la Cité des Sciences et de l’Industrie, des stands dans les hôpitaux ou entreprises partenaires…).

Le succès antitabac de 2018

En 2016, la première édition avait rassemblé près de 180 000 personnes. En 2017, le nombre de participants avait chuté à 157 000, avant d’en compter plus de 241 000 cette année, soit une augmentation de 54% !

Avec 84 000 participants supplémentaires par rapport à l’an dernier, les Français démontrent une réelle envie d’arrêter de fumer. Plus de 86 000 utilisateurs ont téléchargé l’application de l’Assurance Maladie proposant du coaching en ligne, d’après Santé Publique France. 21 000 personnes ont également composé le 39 89, le numéro dédié au Tabac Info Service. Enfin, 118 000 personnes se sont abonnées à la page Facebook Tabac Info Service #moissanstabac et près de 5 000 utilisateurs de Twitter ont utilisé le hashtag #moissanstabac.

Bien qu’attendu, le succès de cette campagne a pourtant dépassé toutes les espérances des organisateurs.

Les causes de la réussite du #MoisSansTabac en 2018

Les divers gouvernements successifs l’avaient annoncé : le prix du tabac devait augmenter. Et la hausse de 2018 a été l’une des plus nettes. Le président de l’Alliance contre le tabac, Loïc Josseran, a d’ailleurs confirmé que l’augmentation du prix du tabac serait un levier efficace pour lutter contre le tabagisme.

La hausse des prix a effectivement engendré une baisse des ventes en 2018. En effet, d’après les chiffres publiés par les douanes françaises, les livraisons de cigarettes aux buralistes en France métropolitaine ont chuté de 4,72 %. Il en va de même pour le tabac à rouler qui a chuté de 4,52 % et les cigares à 1,78%. Seul le tabac à mâcher et à priser continue de progresser, avec des livraisons en hausse de 0,08%.

Les autres alternatives pour arrêter de fumer

Ce mouvement antitabac a engendré une hausse des ventes des substituts nicotiniques de 66%. Les fumeurs trouvent dans les pastilles à sucer ou les gommes à mâcher, des alternatives moins onéreuses et presque aussi satisfaisantes.

Nathaly Baldo

Pour aller plus loin