Actuellement, le BCG est le seul vaccin approuvé contre la tuberculose. Mais de récentes études ont permis de décrypter les mécanismes d’action d’un vaccin encore en cours d’expérimentation contre la maladie mais aussi de trouver des compléments aux traitements actuels.

Alors que la tuberculose semblait être une maladie du passé, elle semble refaire surface chez des adultes. Ainsi, de nouveaux cas ont été découverts au Canada mais aussi chez des migrants en provenance de Somalie, d’Érythrée et de Djibouti. De plus, les souches bactériennes de ces nouvelles épidémies semblent bien plus résistantes aux vaccins actuels. Face à cet état de fait, il est donc urgent d’élaborer un nouveau vaccin, plus efficace.

Un nouveau vaccin à l’étude à l’Institut Pasteur

La chercheuse Laleh Majlessi, en collaboration avec Daria Bottai de l’Université de Pise (Italie) a ainsi mis au point l’année dernière une souche de Mycobacterium tuberculosis atténuée via une nouvelle technique.

Cette nouvelle souche est déficiente pour cinq protéines passant par le transporteur ESX-5 qui sont des facteurs de virulence très importantes pour la pathogénicité de la bactérie.

Laleh Majlessi explique ainsi que « comparée au BCG, la vaccination par ce nouveau candidat vaccin permet de contrôler d’une manière bien plus performante la croissance intra-pulmonaire du bacille ainsi que le développement des lésions tuberculeuses destructrices dans le modèle préclinique chez la souris. Ces travaux ouvrent la voie à de nouveaux développements de candidats dans des modèles précliniques de vaccination contre la tuberculose. »

La vitamine C, un complément efficace

Récemment, il a aussi été montré qu’administrer de la vitamine C en complément d’un traitement anti-tuberculose aurait pour effet d’améliorer son efficacité en augmentant la capacité de guérison, d’ordinaire située aux alentours de deux ans. L’apport de la vitamine C permettrait de soigner la maladie en six mois.

Cette étude a été menée par des chercheurs américains et publiée dans le journal American Society for Microbiology. William R. Jacobs, l’un des chercheurs, explique que « l’étude montre qu’en ajoutant la vitamine C aux médicaments, on augmente les chances de détruire la tuberculose, et cela peut réduire le temps de chimiothérapie. C’est un point important dans la mesure où le protocole thérapeutique classique dure 6 mois, augmentant le risque d’une mauvaise observance, à l’origine des tuberculoses dites résistantes ».

Clément Kolodziejczak

Rédacteur Web Seo et Blogueur

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