Quelles sont les maladies disposant d'un vaccin ?

Liste des maladies à prévention vaccinale
    Charbon 
    Choléra 
    Coqueluche 
    Dengue
    Diphtérie
    Encéphalite à tique
    Encéphalite japonaise 
    Fièvre jaune 
    Grippe A (H1N1°
    Grippe Aviaire 
    Grippe saisonnière
    Paludisme
    Haemophilis infuenzae b
    Hépatite A
    Hépatite B
    Hépatite E
    Leptospirose
    Ménongocoque B
    Ménongocoque C
    Ménongocoque ACWY
    Oreillons
    Papillomavirus
    Pneumocoque
    Poliomyélite
    Rage
    Rotavirus
    Rougeole
    Rubéole
    Tétanos
    Tuberculose
    Typhoïde 
    Typhus
    Varicelle
    Zona

Les vaccins obligatoires en France jusqu'en 2017

Le vaccin contre la diphtérie

« La diphtérie est une maladie toxi-infectieuse affectant essentiellement les voies respiratoires supérieures, parfois la peau. Après une période d'incubation de 2 à 5 jours, la maladie se manifeste typiquement par de fausses membranes d'aspect blanchâtre qui recouvrent les amygdales (angine diphtérique) et peuvent obstruer le larynx. Ces signes sont accompagnés d'une fièvre, d'une tuméfaction du cou et de maux de tête ». Dans certains cas, elle peut être mortelle (paralysie du système nerveux central ou des muscles respiratoires entraînant une asphyxie). 

Le vaccin est à réaliser à 2 mois et 4 mois chez les nourrissons, avec un rappel à 11 mois. Par la suite, plusieurs rappels sont recommandés (à 6 ans, puis entre 11 et 13 ans ; et chez l’adulte à 25 ans, 45 ans, 65 ans, puis tous les 10 ans). 

Le vaccin contre le tétanos

« Le tétanos est une maladie d'origine infectieuse, due à une bactérie de l'environnement localisée essentiellement dans la terre, la poussière, sur les plantes… Cette maladie se manifeste de façon aiguë par des contractures généralisées entraînant une véritable tétanisation de l'ensemble des muscles du corps. Il s'agit d'une affection grave, souvent mortelle ». 

Comme pour la diphtérie, le vaccin est à réaliser à 2 mois et 4 mois chez les nourrissons, avec un rappel à 11 mois. Par la suite, plusieurs rappels sont recommandés (à 6 ans, puis entre 11 et 13 ans ; et chez l’adulte à 25 ans, 45 ans, 65 ans, puis tous les 10 ans).

Le vaccin contre la poliomyélite

La poliomyélite est une infection virale. Cette infection « peut être pratiquement inapparente ou se traduira par une fièvre, une sensation de malaise, des céphalées, des troubles gastro-intestinaux, une raideur de la nuque et du dos, avec ou sans paralysie. Les paralysies sont d’extension très variable, atteignant un muscle, un membre ou pouvant se généraliser, entraînant des troubles respiratoires pouvant mettre en jeu le pronostic vital ou être à l’origine de handicaps parfois très lourds et permanents ». 

Le vaccin est à réaliser à 2 mois et 4 mois chez les nourrissons, avec un rappel à 11 mois. Deux rappels, à 6 ans, puis entre 11 et 13 ans sont également obligatoires. Les rappels suivants sont recommandés : à 25 ans, 45 ans et 65 ans, puis tous les dix ans.

Le vaccin contre la fièvre jaune

Le virus de la fièvre jaune est présent de manière permanente dans certaines zones tropicales d’Afrique et d’Amérique centrale et australe. Mais d’autres pays sont exposés au risque. 

Cette pathologie se transmet par les piqûres de moustiques infectés. « Le virus provoque parfois une pathologie aiguë, qui se déroule en deux phases. La première associe les signes suivants : fièvre, douleurs musculaires, céphalées, frissons, anorexie, nausées et/ou vomissements, souvent avec bradycardie. Environ 15 % des cas évoluent vers une deuxième phase au bout de quelques jours, avec résurgence de la fièvre, développement d’une jaunisse, douleurs abdominales, vomissements et manifestations hémorragiques ; la moitié de ces malades meurent 10 à 14 jours après le début de la maladie ».

La vaccination est obligatoire pour les habitants de la Guyane et pour toute personne se rendant dans les zones concernées (régions intertropicales d’Afrique et d’Amérique du Sud). Elle doit être effectuée 10 jours minimum avant le départ.

Les vaccins obligatoires pour certains milieux professionnels

Certaines professions évoluent dans des milieux « à risque », c'est-à-dire où l’exposition à certains microbes est plus forte. Il s’agit par exemple de certains professionnels de santé, de services funéraires, de secours, des personnes travaillant dans des services vétérinaires ou dans le traitement des eaux usées. Dans ces cas, la médecine du travail est en charge de l’application de la réglementation concernant les vaccins obligatoires.

Les vaccins obligatoires en France depuis 2018

Depuis longtemps, le calendrier vaccinal français comprend des vaccins obligatoires et des vaccins recommandés. Ce fait est à relié à l'histoire de la France en matière de vaccination. Ainsi, pour protéger la population, les vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite ont été rendus obligatoires afin de lutter contre le décès de milliers d'enfants.

Aujourd'hui, la couverture vaccinnale est faible et a provoqué la réapparition d'épidémie ce qui met en danger les plus fragiles. Suite à une concertation citoyenne, un élargissement de l'obligation vaccinale a été étendue avec 8 nouveaux vaccins obligatoires. Cependant, pour la majorité des familles, cela ne changera rien puisque beaucoup d'enfants son déjà vaccinés. La mesure vise donc à protéger les enfants qui ne sont pas encore vaccinés.

Coqueluche

La coqueluche est une maladie respiratoire très contagieuse causée par la bactérie Bordetella pertussis. La transmission de maladie se fait notamment par les projections de salive dues à la toux. Dans le cas des enfants, la source de contamination est un adulte et généralement un parent.

Les symptômes sont :

  • une toux quinteuse qui épuise la personne malade car cela dure jour et nuit
  • vomissements dues à la toux importante et constante

Le traitement de la coqueluche passe par la prise d'antibiotique et l'agravation des symptômes chez le nourisson peut nécessiter l'hospitalisation.

Dans le cas de la coqueluche, les rappels sont importants car avoir eu une fois la maladie ne vous immunisera pas. Seul le vaccin et ses rappels protègent durablement.

Haemophilus influenzae b

La bactérie Haemophilus influenzae de type b est responsable des méningites à Haemophilus influenzae b. Ces maladies se transmettent très facilement par la salive (voies aériennes).

Les symptômes pouvant survenir :

  • une otite ou épiglottite
  • une infection du larynx pouvant aller jusqu'à l'asphyxie
  • une septicémie (infection du sang)
  • méningites (infection du cerveau)

Les enfants sont touchés par la maladie avant de 5 ans dans la majeure partie des cas. Cette infection peut être mortelle ou laisser de graves séquelles telles que la perte de l'audition ou de la vue (15 % des cas) et ce même si les antibiotiques ont été administré avec soin par le personnel hospitalier à la personne malade.

Hépatite B

Le virus de l'hépatite B (VHB) se transmet pas le sang, le sperme, les sécrétions vaginales mais également les autres fluides corporels. Les modes de contamination sont donc :

  • des rapports sexuels non protégés
  • l'échange de produits d'hygiène pouvant contenir des goutelettes de sang tel qu'un rasoir ou une brosse à dent
  • une seringue pour les personnes prenant de la drogue
  • du matériel non stérilisé ou mal stérilisé chez un tatoueur
  • l'accouchement si la mère est contaminé (transmission mère-enfant)

Les symptômes de l'hépatite B sont :

  • une jaunisse
  • des maux de ventre
  • des nausées
  • des vomissements
  • de la fièvre
  • une grande fatigue

La guérison est spontanée dans la plupart des cas et l'infection disparait donc en quelques semaines. Cependant elle peut se transformer en hépatite fulminante, laquelle nécessitera une greffe de foie. Elle peut aussi évoluer vers une hépatite B chronique ce qui est généralement le cas chez le nourisson suite à une contamination mère-enfant. La forme chronique représente 350 millions de personnes à travers le monde et touche plus spécifiquement 5 à 10 % des populations d'Asie de l'est ou d'Afrique subsaharienne.

Les effets bénéfiques de la vaccination ont été démontrés dans les pays les plus touchés par la maladie.

Méningocoque C

Il existe plusieurs types d'infections à méningocoques (principalement de sérogroupes A, B, C, W et Y). la France est quant à elle particulièrement concernées par les méningocoques B et C. 5 à 10 % de la population est porteuse saine, autrement dit elle ne présente pas de symptômes.

Les enfants en bas âge (de 0 à 4 ans) ainsi que les jeunes adultes (15 - 24 ans) non vaccinés sont très sensibles à l'infection.

Les modes de contamination :

  • contact proches et prolongés avec une personne infectée
  • toux et postillons

Les méningocoques se localisent généralement à l'arrière de la gorge, d'où le lien à la toux et aux postillons. Cependant, il peut arriver que l'infection prenne de l'ampleur et passe dans le sang : il sera alors question d'« infection invasive à méningocoque » (IIM).

Une infection à méningocoques peut être grave, les stades de gravité le plus élevé étant les méningites (infections du liquide et des membranes qui enveloppent le cerveau) et les septicémies lesquelles peuvent aboutir soit à la mort de la personne malade ou laisser de graves séquelles si la personne s'en sort.

Les symptômes :

  • Toux
  • Purpura fulminans : tâches rouges ou violacées sur le corps avec une évolution rapide. Il s'agit de l'un des complications de l'infection à méningocoques. Sans traitement, cette complication est mortelle dans 20 à 30% des cas en à peine quelques heures.

Législation : en France, il est obligatoire de déclarer une infection invasive à méningocoques.

Quelques chiffres sur la France :

  • 600 personnes touchées par an
  • 2/3 de méningites, 1/3 de septicémies

Pneumocoque

Les infections par la bactérie pneumocoque provoque :

  • Des otites
  • Des sinusites
  • Des pneumonies
  • Des septicémies
  • Des méningites

Les personnes les plus à risques sont :

  • Les jeunes enfants
  • Les personnes âgées
  • Les personnes souffrant d'une ou plusieurs pathologies chroniques affaiblissant leurs défenses immunitaires
  • Les personnes prennant un traitement affaiblissant leurs défenses immunitaires

Quelques chiffres :

  • 800 000 décès d'enfants par an chez l'enfant
  • Première cause de méningite chez l’enfant
  • Première cause de méningite chez l'adulte
  • Des complications (surdité, handicap)  peuvent apparaitre en cas de méningite dans un cas sur 3 même si le traitement se fait en milieu médical
  • avant la vaccination en France : le pneumocoque causait 
    • 130 000 pneumonies
    • 6 000 septicémies
    • 700 méningites

Modes de transmission de la maladie : contact direct et étroit (baisers, toux énernuements) avec une personne infectée.

Rougeole

Le virus de la rougeole est très contagieux : une personne malade peut en contaminer entre 15 et 20 autres. Les symptômes peuvent apparaitre jusqu'à 12 jours après l'infection :

  • Fièvre montant rapidement
  • Toux
  • Nez qui coule
  • Yeux rouges qui pleurent
  • Fatigue importante et malaise général
  • Eruption cutanée : boutons commençant sur la tête puis se généralisant à tout le corp

La période de contagion s'étend sur 10 jours : 5 jours avant l'apparition des boutons caractérisques et 5 jours après leur apparition

Ses modes de transmissions :

  • La toux
  • Les éternuements
  • Les sécrétions nasales

Aucun traitement dédié à la rougeole n'existe à l'heure actuelle. Celle-ci guérit généralement en 2 à 3 semaines bien que la fatigue perdure plus longtemps. Cependant des complications causées par le virus ou par des surinfections peuvent survenir et aller jusqu'à la mort de la personne malade :

  • Laryngite
  • Otite
  • Pneumonie
  • Encéphalite

Ces complications touchent aussi bien les nourissons de moins d'un an, les adolescents ou les adultes.

Quelques chiffres :

  • 2,6 millions de décès par an dans le monde avant la mise en place de la vaccination en 1980
  • En France la rougeole touche 600 000 personnes chaque année. La rougeole est une maladie à déclaration obligatoire en France.

Grâce à la vaccination, cette maladie pourrait disparaitre !

Oreillons

Le virus des oreillons a, aujourd'hui, été pratiquement éliminé en France, et ce grâce à la vaccination. Cependant, avant la mise en place de cette mesure, ils étaient la première cause de méningite virale (infection au niveau cérébral). Quelques cas sont encore d'actualité. lls sont dus à un défaut de protection vacinnale (jeunes adultes non vacinnés pendant l'enfance ou ayant perdus cette protection s'ils étaient vaccinés).

Très contagieuse, cette pathologie peut se transmettre par des goutelettes de salive infectées et dans 20 à 30 % des cas la maladie est asymptômatique ce qui la rend très difficilement détectable.

 

Les symptômes de la maladie quand ils sont présents :

  • Fièvre
  • Gonflement important et douleureux des glandes parotides (produisent la salive)

Période de contagion :

  • incubation pendant 2 à 3 semaine
  • contagion possible plusieurs jours avant l'apparition des premiers symptômes

Complications possibles :

  • Méningites
  • Surdité
  • Inflammation du pancréas
  • Inflammation des testicules chez l'homme pouvant conduire à une infertilité masculine

Aucun traitement dédié aux oreillons n'existe à l'heure actuelle.

Rubéole

Grâce à la mise en place de la vaccination, la rubéole congénitale est désormais quasi inexistante en France. Elle reste cependant toujours à l'origine d'infections fœtales et d'interruptions médicales de grossesse.

Très contagieuse, la rubéole est causé par une infection virale et touchait spécifiquement les enfants avant la mise en place de la vaccination.

Mode de transmission : par voie aérienne en présence d'une personne infectée qu'elle présente ou non des symptômes de la maladie.

Symptômes :

  • Fièvre (environ 38°C)
  • Sensation de malaise général
  • Boutons sur le visage puis le corps entier pendant 2/3 jours
  • 50 % des cas de rubéoles sont asymptômatiques

Bénigne dans la plupart des cas, elle est à l'origine de sérieuses malformations chez l'enfant si une femme enceinte contracte la rubéole, notamment en début de grossesse :

  • Lésions cérébrales
  • Retard mental
  • Atteintes oculaires
  • Atteintes auditives
  • Etc.

Toute femme en âge d’avoir des enfants doit donc être vaccinée par mesure de sécurité.

Les vaccins recommandés en France

Certains vaccins ne sont pas obligatoires mais sont tout de même recommandés. Cela ne signifie pas qu’ils sont moins importants, ou peu efficaces mais s’explique simplement par l’historique du fonctionnement de la vaccination en France.

Les vaccins comme celui contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite ont été rendus obligatoires en 1938, 1940 et 1964 car l’objectif était de les rendre accessibles à tous dans un contexte de fortes épidémies.

Ils concernent des maladies graves, pouvant pour certaines être mortelles. Quelques exemples : la tuberculose, l’hépatite A, la grippe … 

Pour plus d’informations sur les vaccins recommandés, les personnes à risque et les dates d’injections et de rappels, vous pouvez consultez le site Ameli-santé et parlez-en à votre médecin

Pour aller plus loin